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[Appel à communication] Marquer son église : les princes en leurs collégiales (IXe -XVe siècle, Occident chrétien)

Descriptif
Charles V et sa famille conversant avec deux franciscains (Besançon, BM, 434, f. 46)

Autre(s) organisateur(s): 

Thomas Lacomme (EPHE/SAPRAT)
Ewen Thual (U. Limoges/CRIHAM)

Une journée d'étude intitulée Marquer son église : les princes et leurs collégiales (IXe-XVe siècle, Occident chrétien) est organisée du 3 au 4 juin 2021 à Paris. Un appel à communication est adressé en priorité aux historiennes et historiens de l’art et aux archéologues. Les communications, d’une durée maximale de vingt-cinq minutes, seront suivies d’un temps de discussion.

Depuis une trentaine d’années, les études sur le monde canonial ont analysé les liens qui pouvaient exister entre les collégiales séculières et les pouvoirs princiers, à la fois institutionnellement (jus patronatus, collation des prébendes, etc.) et politiquement (liens entre chapitres séculiers et chancelleries, etc.), cette dernière dimension mobilisant souvent une approche prosopographique (collégiales séculières comme viviers d’agents des politiques princières, carrières politiques des chanoines, recrutement de ces derniers dans certains lignages pour conforter des fidélités, etc.). Les monographies et les synthèses régionales ont souligné la pluralité des rôles dévolus à une collégiale séculière, tout en insistant sur les motivations politiques et la logique de distinction sociale qui ont favorisé l’essor de ce type de fondations religieuses.

Les liens plus personnels, matériels ou spirituels, entre les établissements canoniaux et leurs fondateurs, ou les héritiers et successeurs de ceux-ci, ont, en comparaison, été moins abordés. Comment et pourquoi un prince investissait-il sa collégiale ? Y a-t-il une différence, pour un grand, entre les collégiales qu’il a fondées, celles dont il hérite et celles qu’il a captées ? Une collégiale sise in castro ou in palatio estelle, par exemple, plus intensément occupée par un prince qu’une fondation hors les murs ? À l’intérieur de l’église, y a-t-il un lieu privilégié de l’appropriation princière (chapelle, nef, chœur, etc.) ? Quelles traces y a-t-il laissées, qui montrent sa présence effective ou son appropriation symbolique des lieux ? Voilà plusieurs des enjeux de la présente journée d’étude.

Marquer son église : le titre emprunte celui de l’ouvrage collectif, Marquer la ville : signes, traces, empreintes du pouvoir, XIIIe-XVIe siècle : actes de la conférence organisée à Rome en 2009 par le LAMOP en collaboration avec l’École française de Rome, Paris-Rome, Publications de la Sorbonne-École française de Rome, 2013. Il s’agit ici de s’intéresser aux membres, masculins ou féminins, de la haute aristocratie (princes et princesses laïcs, grands ecclésiastiques ; leurs entourages) et des grandes familles féodales, pour cerner la manière dont ils s’impliquent dans les collégiales qu’ils fondent ou dont ils héritent. Les fondations seigneuriales peuvent être prises en compte, à titre de comparaison.
De la fondation de la chapelle palatine d’Aix-la-Chapelle au début du IXe siècle, à l’inhumation de Louis XI à Notre-Dame de Cléry-Saint-André (1483), les collégiales séculières ont été de véritables écrins permettant d’inscrire le pouvoir des princes dans la durée. La réforme grégorienne puis le renouvellement du pouvoir princier à la fin du Moyen Âge ont eu un rôle dans l’évolution des fondations de collégiales par les grands, dans le royaume de France comme ailleurs en Europe.

Plusieurs axes d’études sont proposés (Programme détaillé) :

  • Axe n° 1. La présence du prince en sa collégiale : corps et âme
  • Axe n° 2. Les traces matérielles d’une fonction administrative
  • Axe n° 3. Réappropriation ou captation d’une collégiale : enjeux politiques et dimension symbolique
  • Axe n° 4. « Acter » l’appartenance : indices diplomatiques

Modalités de soumission

L’appel s’adresse en priorité aux historien(ne)s, historien(ne)s de l’art, archéologues. Les communications, d’une durée maximale de vingt-cinq minutes, seront suivies d’un temps de discussion. Les propositions de communication, comportant entre 3 000 et 4 000 caractères (espaces compris), accompagnées d’une courte biographie précisant affiliations et dernières publications, seront à envoyer avant le 30 novembre 2020 aux organisateurs :

Comité scientifique

Brigitte BOISSAVIT-CAMUS (U. Nanterre/ARSCAN) – Murielle GAUDE-FERRAGU (U. Sorbonne Paris Nord/Pléiade) – Laurent HABLOT (EPHE/SAPRAT) – Anne MASSONI (U. Limoges/CRIHAM), Brigitte MEIJNS (KU Leuven) – Laurent MORELLE  (EPHE/SAPRAT) – Éric SPARHUBERT (U. Limoges/CRIHAM).

Informations pratiques

Type d'événement: 

Journée d'étude

Conditions d'accès: 

Libre

Date de début et fin: 

30/11/2020

Dates des séances: 

30/11/2020 - 07:15