Arts du langage et théologie aux confins des XIe et XIIe siècles

Illustration
Auteur
Irène Rosier-Catach
Date de parution
2011
Lieu d'édition
Turnhout
Prix éditeur
95.00€
Langue
Français
Collection / Revue
Collections
Appartient à la collection/revue
ISBN
978-2-503-53518-0
Descriptif matériel
XXVIII+810 p., 4 ill. coul., 156 x 234 mm, broché

Comment sont nées les écoles parisiennes au début du xiie siècle ? Quels ont été les maîtres et les institutions qui ont compté dans ce processus ? Quelles sont les caractéristiques particulières de la production savante à cette époque charnière ? Quels ont été les enjeux des débats de l’époque et étaient-ils en rupture ou en continuité avec celles qui les précèdent ? Un tel questionnement ne pouvait être tenté que dans une perspective pluridisciplinaire, en associant historiens, spécialistes de théologie, de philosophie, des théories du langage (grammaire, logique et rhétorique), des textes manuscrits. Le travail mené en commun a permis de formuler de nouvelles hypothèses sur cette période qui est celle de l’émergence de Paris comme centre de savoir et sur les doctrines produites à l’époque, qui allaient marquer durablement tout le Moyen Âge.

Le premier ensemble de contributions brosse un état de la recherche, synthétique et critique, sur l’état de la recherche dans les différents domaines concernés : la vie et les écrits de Guillaume de Champeaux ; les disciplines (grammaire, logique, rhétorique, théologie) ; les questions méthodologiques que pose l’étude de textes inédits, le plus souvent anonymes et non datés. Le second propose des contributions originales sur des thèmes, des auteurs, des doctrines. Le troisième présente deux dossiers de discussions : l’une autour du commentaire sur Priscien attribué à Jean Scot Erigène, l’autre sur cette question controversée qu’est l’apparition et la nature du « vocalisme ».

Sortent éclairés sous un jour nouveau des personnages connus, comme Anselme de Laon, Abélard, Hugues de Saint-Victor, d’autres connus mais dont la production était difficile à identifier, tels Manegold, Roscelin, Guillaume de Champeaux ou Josselin de Soissons, et également des textes obstinément anonymes, telles les influentes Glosulae super Priscianum. C’est ainsi le milieu intellectuel parisien du tournant des xie / xiie siècles qui se voit mieux compris, dans toute sa complexité, à partir d’études qui croisent de manière complémentaire les approches historiques, littéraires et doctrinales.