Les « révélations » comme support de transmission d’un savoir cosmologique

Les « révélations » comme support de transmission d’un savoir cosmologique
Descriptif

Les langues et les cultures héritières de la diversité des religions méditerranéennes et du syncrétisme de la fin de l’Antiquité ont donné lieu à des textes transmettant un contenu considéré comme révélé, par un rêve, une vision, un entretien avec Dieu, un ange ou d’autres êtres surnaturels, la découverte d’un écrit, l’apparition de signes divins ; dans d’autres textes, le message prend les formes de l’enseignement d’un maître à son disciple ou d’un père à son fils. Même si ce n’était pas là leur premier objectif, la transmission de ces textes a souvent fourni à la culture de réception les bases partagées d’une connaissance du monde et du temps : cosmologie, astronomie/astrologie, dimensions de l’espace céleste et terrestre, science des éléments/propriétés, météorologie ou rudiments de médecine.

Conservés en grec, syriaque, hébreu, arménien, copte, éthiopien, arabe, latin, slavon, ces « révélations » ont une dimension initiatique et pédagogique et peuvent s’exprimer dans un discours sur la Création. Ils sont transmis par le porteur d’une parole créatrice (« performative ») revêtu du nom d’un dieu (Hermès, Thot…), d’un ange (Gabriel, Raziel…), d’un prêtre (Manéthon), d’un mage (Zoroastre ou les Chaldéens), de patriarches bibliques (Adam, Enoch, Nemrod, Daniel…) d’apôtres ou de pères de l’Eglise (Dionysios, Clément, Rufin…), ou encore d’un philosophe illustre (Atlas, Pythagore, Aristote, Démocrite, …).

Au croisement entre « révélation » (comme forme littéraire ou comme procédé de dévoilement), et cosmologie (comme objet du dévoilement ou comme contenu subsidiaire), entre sagesse et science, ces textes difficiles à définir témoignent d’une expérience de l’au-delà mais constituent aussi  une forme de connaissance théorique marquée selon les cas et les cultures par des courants philosophique, contemplatif, ascétique, monastique, théophanique, apocalyptique. Tous ont imprégné les cultures qu’ils traversent d’une « science commune » qui peut diverger des arts et techniques – par exemple divinatoires ou magiques – intentionnellement exposés dans le texte.

Le but de la journée thématique du mercredi 24 novembre 2021 est de montrer diverses déclinaisons de ce phénomène de transmission d’un savoir commun par des textes de « révélation », dans les langues et cultures anciennes étudiées par les chercheurs de l’IRHT. Un questionnaire (une « problématique ») sera proposé aux contributeurs afin de dégager des perspectives communes à travers la diversité culturelle et mettre en évidence le type de savoir cosmologique transmis.

Programme de la journée

  • 9h-9h30 – Accueil des participants par François BOUGARD (directeur de l'IRHT)
  • 9h30-9h45 – Introduction par les organisateurs
  • 9h45 – Arnaud SERANDOUR, (Maître de conférences à l’EPHE - Ecole pratique des hautes études, LEM - Laboratoire d’études sur les monothéismes), Traditions juives et chrétiennes sur la semaine de la Création

Deux cruces interpretum affectent le récit de la cosmogonie biblique de Gn 1-2,4a. D’une part, la nature de la lumière du premier jour de l’heptaméron (Gn 1,3) ; d’autre part, la question de savoir qui parle en « nous » lors de la «fabrication» de l’homme («Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance», Gn 1,26, selon la traduction de la TOB), puis à propos de la consommation par l’homme de l’arbre de vie («Voici que l’homme est devenu comme l’un de nous par la connaissance de ce qui est bon ou mauvais», Gn 3,22), enfin, lors de la construction de la tour de Babel («Allons, descendons et brouillons ici leur langue, qu’ils ne s’entendent plus les uns les autres», Gn 11,7). Partout ailleurs, Elohim et Yhwh gouvernent des verbes à la 3e personne du singulier.

À l’aune des manuscrits de la mer Morte, des versions anciennes, des commentaires rabbiniques et patristiques, on essaiera de se faire une idée des configurations ici en cause et d’indiquer de quoi il peut être question.

  • 10h15 – Lionel MARTI (Chargé de recherche au CNRS, PROCLAC - Proche-Orient – Caucase : langues, archéologie, cultures), La destruction comme étiologie de l’ordre du monde en Mésopotamie : le cas du poème d’Erra

Le poème d’Erra est l’une des rares œuvres mésopotamiennes dont l’auteur est nommé. Ce dernier précise que le texte lui a été révélé par la divinité éponyme. Il narre l’histoire du dieu de la guerre et des désastres, Erra, qui, afin d’apporter la désolation sur terre, doit faire abandonner son trône au roi des dieux Marduk. Ce récit, qui se développe sur cinq tablettes, illustre en négatif l’ordre du monde tel qu’il était conçu par les Mésopotamiens. Il est d’ailleurs probable qu’il transpose sur le plan divin des évènements historiques et qu’il cherche à en justifier la cause. Cette étude sera aussi l’occasion de s’interroger sur les connaissances scientifiques de l’auteur et la façon dont il les expose car, selon les Mésopotamiens, les sciences ont été révélées par les dieux à des initiés, qui doivent être attentifs à ne les transmettre qu’à d’autres initiés.

  • 10h45 – Flavia RUANI (Chargée de recherche au CNRS, IRHT), Le manichéisme et la cosmologie révélée

Fondée par Mani au milieu du IIIe siècle PCN dans l’Empire perse, la religion manichéenne se revendique comme la révélation ultime, complétant et surpassant toutes les révélations précédentes. Une vie hagiographique de Mani (contenue dans le Codex manichéen de Cologne, grec, Ve s.) raconte comment il reçut à deux reprises la visite de son «jumeau céleste», qui lui révéla les mystères du passé, du présent et du futur. C’est en se présentant comme un visionnaire et le «sceau des prophètes», que Mani établit une Église dont les doctrines et les pratiques reprennent de façon originale et organique celles des religions qu’il put côtoyer dans le contexte multiculturel de la Mésopotamie sassanide et lors de ses voyages dans l’Empire romain et en Inde. La révélation manichéenne, mise par écrit par le fondateur lui-même, se diffusa rapidement dans tout le bassin méditerranéen et, en suivant la Route de la Soie, arriva jusqu’en Chine, où elle disparut au XVIIe siècle. Dans son expansion, le manichéisme réussit à s’adapter aux religions dominantes, tout en restant essentiellement le même au cours du temps. La création et la constitution du monde font partie intégrante du mythe du salut manichéen dévoilé par le fondateur et attesté par des sources coptes, syriaques et moyen-perses, allant du IVe au Xe siècle. La cosmogonie et la cosmologie, tout comme l’anthropologie par exemple, trouvent ainsi leur origine à l’intérieur de la révélation reçue par Mani. Les polémistes antimanichéens, qu’ils aient été païens, chrétiens, zoroastriens ou musulmans, ont tous contesté la cosmologie manichéenne, laquelle, présentée en termes mythologiques, ne pouvait que se heurter à leurs connaissances scientifiques. Cependant, grâce à leur mythe, les manichéens se targuaient de pouvoir fournir une explication «rationnelle» à tous les phénomènes naturels et contestaient à leur tour le recours à la foi de la part d’autres religions pour parler du monde et de son fonctionnement.

Dans cette communication, nous présenterons les textes manichéens traitant de cosmologie (la planète avec la création des montagnes, de la flore, de la faune, des cieux), d’astronomie (les phases lunaires) et de météorologie (les nuages, le tonnerre, la pluie), afin d’exposer la vision d’une des religions universalistes de l’Antiquité tardive qui représenta un défi pour les religions majoritaires en présence. Nous analyserons également les réfutations chrétiennes qui leur ont été adressées, pour montrer la concurrence entre diverses propositions de révélation et de science dans le bassin méditerranéen tardo-antique et médiéval.

Pause 11h15-11h30

  • 11h30 – Emilie VILLEY (Chargée de recherche au CNRS, EQUIHSAM), Les chapitres cosmologiques (XI-XII) du traité syriaque « Composition de la terre » adressé au disciple Théon, attribué à Bérose (version courte) ou à Rufin (version longue)

«Regarde, mon fils Théon, ce que je te dis au sujet de la composition de la terre». Dès l’incipit du Traité sur la composition de la terre, attribué à Bérose, Rufin ou à Stomathalassa selon les versions, le récipiendaire du présent enseignement est invité à se représenter visuellement «comment la terre se trouve suspendue et à quel point elle s’enfonce dans les eaux où elle se trouve ; à quelle profondeur descendent les eaux et quelles sont leurs limites ; ce qu’il y a à connaitre sous elles, etc.». Le traité, conservé en syriaque et en arabe, se constitue de 12 chapitres traitant de cosmologie, de météorologie et de philosophie. Il a été édité et traduit par G. Levi Della Vida en 1910 d’après la version arabe attribuée à Stomathalassa. La présente contribution vise à révéler l’ancienneté de la version syriaque (vraisemblablement du VIe s.) préservée dans deux manuscrits (Paris, BnF, syr. 217 et BnF, syr. 555) et son originalité ; elle entend également donner un aperçu de la diffusion des théories cosmologiques et astronomiques qu’elle contient.

  • 12h – Isabelle DRAELANTS (Directrice de recherche au CNRS, IRHT), Les contenus cosmologiques du Liber Nemroth De astronomia latin et leurs parallèles syriaques

Le Liber Nemroth, conservé semble-t-il uniquement en version latine, conserve en latin un dialogue didactique entre Nemroth et son disciple Ioanton sur la mesure du temps et de l’espace depuis le début du monde créé « par ordre du Créateur ». L’œuvre, qui se conclut avec la mort du maître Nemroth à la suite de sa révélation savante, compte 82 chapitres et une cinquantaine de diagrammes. La date et le milieu de composition de l’œuvre en latin restent à déterminer, mais, comme on le montrera, il semble qu’on puisse avancer une chronologie contemporaine ou antérieure à la rédaction des Libri computi carolingiens au début du IXe siècle.

Le Liber Nemroth présente de nombreux points communs avec des cosmologies révélées conservées en syriaque ou se référant à d’anciennes doctrines mésopotamiennes, comme le Liber Enoch, la Caverne au trésor, le traité de la «composition de la terre» attribué à Bérose ou à Rufin (ou à Stomathalassa en arabe), le traité cosmologie attribué au Pseudo-Denys, la Causa causarum, le Livre des médecines. Entre autres exemples, on mettra en lumière les parallèles entre ces écrits quant au dragon cosmique, aux vents cosmiques, aux portes et fenêtres du ciel, aux monstres des abysses, et au calcul du cours des planètes ou au comput de la lune.

12h30-14h : buffet à l’IRHT

14h – Bill REBIGER, The Secrets of Raziel: The Transmission of Angelological, Cosmological, and Magical Knowledge in the Two Hebrew Books Called Sefer ha-Razim

In two different Hebrew books called Sefer ha-Razim or “Book of Secrets” the angel Raziel reveals a well-structured set of angelological, cosmological, and magical knowledge. Jewish scholars and scribes unknown to us compiled and redacted both books from older Hellenistic traditions somewhere between Egypt and Syria in the Middle Ages. Since then, these texts had an impressive and widespread impact on Jewish and Christian esoteric traditions. Thus, in the 13th century the voluminous Latin Liber Razielis integrating both “Books of Secret” into a collection of seven esoteric treatises was produced at the court of Alfonso X of Castile. Or, to give another example, one of the most popular magical books in the Jewish tradition until today, the Hebrew Sefer Razi'el printed for the first time in Amsterdam in 1701, includes also sections of these books. According to these books, the performance of magical rituals requires knowledge of the proper names and functions of angels as well as of the pecularities of the heavenly spheres. In my paper, I will present the essential elements of this knowledge and its relation to non-Jewish traditions from Hellenistic times as well as selected examples from the history of the book’s reception.

14h30 – Margherita MANTOVANI (Post-doctorante LabEx Hastec - IRHT), La cosmologie du Liber Razielis

L’intervention vise à discuter la cosmologie transmise par la version latine du Sefer Raziel. La rédaction originale en hébreu de cet ouvrage et sa traduction castillane (toutes deux perdues) renvoient, selon les notices contenues dans le prologue du texte latin, au milieu culturel d’Alphonse X le Sage (1221-1284). À partir d’une analyse des deux manuscrits les plus complets, une attention particulière sera donnée aux éléments cosmologiques, angélologiques et de calcul du temps contenus dans la quatrième et dans la sixième section du Liber Razielis et à ses points de contact avec le Sefer ha-Razim (Livre des mystères), sur la base des observations de l’hébraïsant chrétien Johann Christoph Wolf (1683-1739) dans sa Bibliotheca hebraea (1715) et des recherches publiées par Mordecai Margaliot en 1966.

Une deuxième partie de l’intervention sera focalisée sur la réception juive du Liber Razielis et sur sa circulation latine à la Renaissance, en particulier parmi le cercle de Bernardino Morono (XVIe siècle). On étudiera également son influence sur le système de pensée élaboré par le juif converti Paolo Ricci (m. 1541). Élève de Pietro Pomponazzi à l’Université de Pavie et important traducteur de textes appartenant à la littérature juive, Ricci utilisa probablement plusieurs sections du Liber Razielis, conjointement aux cosmologies décrites par le Sefer Hekhalot (3Enoch) et par le Sefer Yetzirah, pour discuter dans sa production écrite la structure du macrocosme et sa relation avec le monde angélique. Enfin, l’intervention a pour but de relever comment, et dans quel cas, la tradition liée au nom de Raziel et contenue dans le Liber Razielis se mélange à l’époque moderne avec celle associée à Adam, Seth et aux Mages évangéliques, par influence de l’Opus Imperfectum in Matthaeum.

  • 15h – Emma ABATE (Chargée de recherche au CNRS, IRHT), Les visions cosmologiques dans le Secret de l’Œuvre de la Création d’Eléazar de Worms

Dans l’ouvrage Sod Ma‘aseh Bereshit («Secret de l’Œuvre de la Création») du juif rhénan Eléazar de Worms (1176-1238), la création du monde, des planètes, des astres et des anges qui les gouvernent sont racontés sous forme de visions mystiques. Plusieurs composantes de ce récit affichent des traits typiques de la première mystique juive, notamment de la littérature d’Hekhalot (« Palais ») et du Sefer Yetzirah (« Livre de la Formation »), ouvrage datant de l’Antiquité tardive.

Dans cette communication, on se propose de décrire ces visions cosmologiques telles qu’elles sont représentées dans les diagrammes qui accompagnent le texte dans les manuscrits du Sod Ma‘aseh Bereshit. Après avoir présenté l’origine de cette révélation et les façons par lesquelles elle a été transmise à Eléazar, on analysera la fonction des diagrammes et les rapports qu’ils instituent entre texte et image. Sera ensuite prise en compte la version latine de l’ouvrage rédigée par le kabbaliste chrétien Gilles de Viterbe (1469-1532), en se focalisant sur les diagrammes cosmologiques qui ont été transférés du texte hébreu au texte latin.

Pause 15h30-16h

  • 16h – Yossi CHAJES (Professeur à Haifa, Israël), [sous réserve] Diagrammatic Chariots : Reflections on Mystical Vision, Revelation, and Kabbalistic Cosmography

The discussion will briefly survey the history of schematic, diagrammatic representations of the Chariot of Ezekiel (Ezekiel chapters 1 and 10) in medieval and early modern kabbalistic manuscripts. I will then proceed to explore grand parchment kabbalistic cosmographic rotuli and their incorporation of the Chariot into the liminal zones of pansophic artifacts that represent both the divine sephirotic world and the lower realms of creation. Special attention will be given to one manuscript family of luxury rotuli, which not only represents these respective realms but invites the adept to make an imaginative ascent while engaging with the parchment, to embark on a virtual visionary quest, in identification with Ezekiel and the second-century sage Rabbi Aqiva. This revelatory journey, which presumes the ontic accuracy of the diagrammatic representations at its heart, complicates the presumption that “the map is not the territory.”

  • 16h30 – Florence SOMER-GAVAGE, La tradition astrologico-apocalyptique des prédictions de Jāmāsp (Aḥkām-ī Jāmāsp)

Issu d’une tradition apocalyptique élaborée depuis l’antiquité dans un milieu sassanide zoroastrien, connue et encore éprouvée par les zoroastriens aujourd’hui, la tradition textuelle des Aḥkām ī Jāmāsp, «Prophéties de Jāmāsp» demeure énigmatique tant du point de vue de son élaboration que de son développement éventuel en moyen-perse avant sa tradition en persan, en arabe et probablement en turc ottoman dans divers milieux culturels shiʿites et sunnites. Si certains copistes nous assurent avoir possédés un original en moyen-perse, nous n’en avons pour le moment aucune trace.

Deux facteurs rendent cette acception délicate : D’une part la rareté des sources iraniennes en moyen-perse et la perte des matériaux rédigés dans cette langue, comparés à ceux en provenance de Grèce ou d’Inde, et d’autre part, la difficulté de déchiffrer cette écriture archaïsante qui fait que la moitié des rares sources qui nous soient parvenues reste inédite à ce jour. Nous allons donc centrer cette présentation sur le contexte arabe et persan et le développement de cette tradition textuelle à deux périodes particulières : durant l’émergence du pouvoir ismaélien et qarmate au Xe siècle et peu avant les invasions mongoles du XIIIe siècle.

Jāmāsp et son roi, Guštāsp b. Lohrāsp, premier roi zoroastrien mythique, sont les protagonistes du discours puis du monologue savant de l’astrologue visionnaire, opposant à l’angoisse existentielle du roi la connaissance issue de la contemplation de l’ordre céleste et universel. Par contre, le contenu de son savoir, la vision de l’origine et de la marche du monde jusqu’au dénuement diluvien, se distingue totalement d’une vision eschatologique zoroastrienne pour présenter une théorie astrologique originale et quasi inédite. Le roi s’interroge sur le devenir du trône de l’Iran après sa mort et la subsistance des Kayanides et de la religion zoroastrienne au pouvoir. Jāmāsp, le chef des mages, son astrologue et savant visionnaire, l’apaise en lui révélant, avec l’aide de Dieu, l’histoire de la succession des rois et des prophètes dans le monde selon l’interprétation des conjonctions planétaires depuis l’époque de Zoroastre.

  • 17h – Jean-Charles COULON (Chargé de recherche à l’IRHT- section arabe), Savoirs révélés dans les sciences occultes arabes

Les traités de sciences occultes arabes s’appuient sur un corpus d’autorités dépendant étroitement de la nature des savoirs transmis. Cependant, une partie de ces savoirs rapportés prétendent tirer leur source première d’une révélation. La révélation par excellence en islam étant le Coran, nous nous interrogerons sur la façon dont les traités de sciences occultes arabes au Moyen Âge présentent ces révélations non coraniques de façon à doter ces savoirs d’une autorité particulière et de les présenter comme légitimes sans entrer en contradiction avec le Coran, la révélation de la Loi ou les enseignements du prophète.

  • 17h30-18h – Conclusions

INFORMATIONS PRATIQUES

Type d'événement: Journée thématique
Conditions d'accès
Libre
Date des séances
24/11/2021 - 09:00
Lieu :

Campus Condorcet (Aubervilliers)
14, cours des Humanités
93322 Aubervilliers