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L’écrit est désormais étudié non seulement comme un réservoir d’informations, mais aussi comme un acteur d’histoire, un « acte » au sens plein, qui entend modeler la réalité à son image : quand écrire, c’est faire… Les relations de l’écrit et du pouvoir semblent intrinsèques dans les sociétés qui relèvent de la compétence de l’IRHT ; elles sont au cœur de plusieurs programmes, comme l’étude de l’image du souverain idéal en islam, de Saladin aux sultans mamelouks, l’entreprise « derniers Capétiens », les recherches sur la chancellerie et les archives des comtes d’Artois et de leurs lieutenants, l’édition des sources du pouvoir pontifical, ou encore les travaux sur le rôle des bibliothèques princières dans la naissance de l’État moderne. Le détenteur du pouvoir ou celui qui y prétend (roi, prince, seigneur, fondateur, évêque, abbé) ainsi que les professionnels du droit, se servent de l’écrit pour produire et commenter les normes (la loi, la règle, le droit), puis les mettre en « actes ». Ces actes peuvent enregistrer une décision de justice ou sceller le règlement d’un conflit. L’administration de l’État, de l’institution, de la communauté ou de la maison passe encore par l’écrit. Tout type d’archives intéresse l’IRHT : papyrus et ostraca d’Égypte en langue grecque, copte ou arabe, chartes, cartulaires et rouleaux de comptabilité médiévaux en Occident… Sous l’influence de la codicologie, le document d’archives est aussi considéré dans sa dimension matérielle. Mais les archives restent surtout une source historique inégalable, comme le montrent les recherches sur la société pluri-religieuse d’al-Andalus ou sur l’histoire de Paris au Moyen Âge.
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