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Le programme « Reliures » de l’Institut de Recherche et d’Histoire des Textes est à l’origine de la collection Reliures médiévales des bibliothèques de France, éditée chez Brepols.
Les trois premiers volumes sortis sont Autun, Vendôme et Orléans. Un est en préparation : Reims.
Il n’existe pas d’inventaire des reliures médiévales conservées en France.
Le Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques de France, lorsqu’il daigne s’y intéresser, n’en donne qu’une description très succincte, et les Catalogues régionaux des incunables des bibliothèques de France restent, en matière de reliure, d’une indigence rare.
En 1989, Jean Vezin annonçait le lancement, en collaboration avec l’IRHT, d’un recensement général de toutes les reliures médiévales conservées dans les bibliothèques de France. Une opération de ce type était déjà ébauchée en Italie, et l’Angleterre envisageait aussi de mener une action de ce genre sur les reliures insulaires.
Le programme français a, quant à lui, été précisé par la suite. L’entreprise affichait une double ambition : effectuer un inventaire sommaire des reliures médiévales, puis dans une seconde étape, en faire un catalogue descriptif précis ; un projet de protocole de description des reliures était alors publié.
Les belles reliures, souvent orfévrées, souvent conservées dans le trésor des cathédrales, sont connues et n’entrent pas dans ce programme voué à la reliure commune et à ses aspects techniques. Il se différencie donc nettement des derniers travaux relatifs à la reliure, qui s’intéressent surtout aux décors et il se situe en amont de ce type de recherches. Son ambition est de fournir un instrument de travail pour les spécialistes de la reliure.
Les limites chronologiques de l’entreprise dépassent celles du Moyen Âge. C’est la technique de la reliure qui commande ; or celle-ci n’entre dans l’ère moderne que vers les années 1520/1530. Le catalogue des Reliures médiévales des bibliothèques de France englobe donc tous les manuscrits jusqu’à cette date, et les incunables ; si le besoin s’en fait sentir, des incursions sont aussi effectuées dans les anciens imprimés.