Créée en tant que secrétariat du Comité international de paléographie latine [CIPL] rattaché pour ordre à l’Institut, et ayant longtemps fonctionné sous cette forme, la Section poursuit une activité dont les grandes lignes sont déterminées par le programme scientifique de cet organisme.
La ligne d’action principale a longtemps résidé dans le recensement des manuscrits portant une indication de date, de lieu ou de copiste (dits « manuscrits datés »). Cette entreprise vise à établir le corpus de témoins fiables, indispensable au progrès des recherches sur les manuscrits, leurs écritures et la diffusion des textes qu’ils portent. Elle se développe depuis une quarantaine d’années dans la plupart des pays d’Europe, de façon indépendante mais concertée. Répertoriant et décrivant les volumes dont la date ou l’origine géographique sont connues avec certitude (par une mention explicite ou au terme d’un examen critique), elle requiert l’expertise directe et la critique systématique de la totalité des manuscrits médiévaux conservés dans les fonds des bibliothèques. Après avoir couvert presque l'intégralité du territoire français, la recherche des manuscrits portant des indications de date, de lieu ou de copiste se concentre désormais sur le Nord de la France (catalogue de Laon, Soissons, Saint-Quentin sous presse ; projet pluridisciplinaire en cours avec la Communauté d'Agglomération de Saint-Omer), notamment pour répondre à la question des modalités et causes de l'émergence de l'écriture gothique dans cette région.
La section de paléographie est impliquée dans les développements de la « paléographie numérique » et l'analyse des écritures par ordinateur. Ce fut le cas, en particulier le cas dans le projet ANR GRAPHEM (2008-2011), où l'IRHT est partenaire de trois laboratoires d'informatiques et d'une autre institution de recherche sur l'histoire des écirtures : LIRIS (Laboratoire d'InfoRmatique en Image et Systèmes d'information), le
LIFO (Laboratoire d'Informatique Fondamentale d'Orléans), le LIPADE (Laboratoire d'Informatique Paris Descartes, ancien CRIP5) et l’Ecole nationale des chartes. Le projet GRAPHEM est un projet pluridisciplinaire visant à l’analyse
informatisée des écritures médiévales et a pour ambition :
C’est également au sein de la section de paléographie latine qu’est mené le programme du « Catalogue des reliures médiévales des bibliothèques publiques de France ». Cette entreprise a pour but l’inventaire, la photographie et le catalogage des reliures médiévales conservées en France. Elle vient compléter le Catalogue général des manuscrits dans ce domaine où ses indications sont souvent déficientes et permet d’approfondir la connaissance des techniques de fabrication du manuscrit.
CIPL : Comité international de paléographie latine
(http://www.palaeographia.org/cipl/cipl.htm)
APICES : Association paléographique internationale
(http://www.palaeographia.org/apices/apices.htm)
Gazette du Livre médiéval [http://www.gazlimed.org/]
Manuscrits datés des bibliothèques de France. 1 : Cambrai, par Denis Muzerelle, avec la collaboration de G. Grand, G. Lanoë et M. Peyrafort-Huin. Paris, CNRS éditions, 2000. In-4°, XXVI-332 p., 162 pl.
[>> en savoir plus]
Collection : Reliures médiévales des bibliothèques de France. [>> en savoir plus]
II : Bibliothèque municipale de Vendôme, par J. - L. Alexandre, G. Grand et G. Lanoë. Turnhout, Brepols, 2000, 289 pp., 205 fig. [>> en savoir plus]
III : Médiathèque d'Orléans, par J. - L. Alexandre et G. Lanoë. Turnhout, Brepols, 2004, 317 pp., 237 fig. [>> en savoir plus]
IV: Bibliothèque
municipale de Reims, par J. - L. Alexandre, G. Grand et G. Lanoë. Turnhout, Brepols, 2009, 513 pp., 410 fig. [>> en savoir plus]
Vocabulaire codicologique, Répertoire méthodique des termes français relatifs aux manuscrits avec leurs équivalents en anglais, italien, espagnol, par Denis Muzerelle, Édition hypertextuelle, Version 1.1, Paris, site web de l’IRHT, 2002-2003 [En ligne] http://vocabulaire.irht.cnrs.fr/
Adresse :
IRHT 40 avenue d’Iéna 75116 Paris
Téléphone : 01.44.43.91.24 ou 25
Mail section : dominique.stutzmann [arobase] irht.cnrs.fr
Pour contacter chaque personne par mail, composer l’adresse de la façon suivante :
prenom [dot] nom [at] irht [dot] cnrs [dot] fr
La section, qui est le lieu d’élaboration d’un instrument de recherche avant d’être un centre de documentation, est ouverte aux chercheurs sur rendez-vous. Ils pourront y consulter les instruments de travail internes utiles à l'élaboration du CMD, et la documentation issue de l'exploitation systématique des Catalogues de manuscrits datés publiés en France ou à l'étranger. La section dispose notamment d’une importante collection photographique constituée d’échantillons de pages écrites et qui vise à permettre l'identification, la datation et la classification des écritures.
Le projet scientifique « Saint-Omer » s'inscrit dans le cadre d'un partenariat avec la
Communauté d'Agglomération de Saint-Omer (Pas-de-Calais) et constitue, d'une part, une entreprise scientifique interdisciplinaire visant à l'exploration systématique du fonds manuscrit de
la Bibliothèque d'Agglomération de Saint-Omer en associant l'Ecole nationale des Chartes et les équipes de l'IRHT (paléographie latine,
codicologie, romane, latine, diplomatique), et d'autre part, à la formation d'étudiants en sciences fondamentales (ou « d'érudition »).
Né de la volonté de poursuivre le recensement des manuscrits portant des
indications de lieu, date et copiste, seul à même de fonder l'histoire de
l'écriture sur des bases solides, il s'inscrit dans l'évolution des
questionnements et pratiques scientifiques de la paléographie. Depuis ses
débuts en 1953, l'entreprise des Catalogues de manuscrits datés a
couvert presque tout le territoire français (index des manuscrits par D.
Muzerelle en ligne <http://aedilis.irht.cnrs.fr/cmdf/>). Avec le volume portant sur la BM de
Cambrai, un changement méthodologique est intervenu, accompagné par la création
d'une nouvelle collection : la responsabilité scientifique des paléographes est
accrue, avec une importance plus grande accordée à la datation et à l'analyse
historique. En 2011, le volume portant sur Laon, Soissons et Saint-Quentin
doit paraître (4e trimestre 2011 ou 1er trimestre 2012) et la documentation
photographique est publiée dans le cadre du projet ANR Graphem. La lacune
concernant le Nord de la France est peu à peu comblée, mais ne permet pas
encore de comprendre la place capitale de cette région dans l'apparition et le
développement de certaines écritures sur le territoire français (écritures
pré-carolines comme l'écriture az de Laon, naissance de l'écriture gothique,
point de diffusion de la bâtarde dite bourguignonne). Aussi la poursuite de
l'exploration des fonds de la France septentrionale constitue-t-elle une
nécessité scientifique.
Les travaux scientifiques, avec la consultation sur place des originaux, fournit l'occasion d'une formation absolument unique, dans un cadre privilégié et avec des ressources uniques au monde. Des étudiants auront la possibilité de participer, une semaine durant aux réflexions d'une équipe constituée des meilleurs spécialistes et d'étudier directement des centaines de manuscrits du VIIIe au XVIe s.
Tant pour les étudiants que pour les membres du projet qui ne sont pas spécialisés en paléographie, ce séminaire intensif sera le moyen de comprendre le
travail du paléographe, les critères sur lequel il fonde son travail
d'historien et accepte ou infirme une datation ou une attribution. Ce projet vise ainsi également à formaliser et documenter le savoir et la pratique
des paléographes, notamment avec la réalisation d'un documentaire audiovisuel.
Pour répondre aux nécessités scientifiques et de formation, le projet Saint-Omer prend la forme de deux
semaines de mission sur place (semaines du 19 septembre et du 5 décembre 2011)
à Saint-Omer, ville choisie pour
les qualités de son fonds (suffisamment homogène pour permettre des recoupements
et rapprochements, d'une taille maîtrisable avec 715 volumes médiévaux, fonds
peu connu car catalogué dans la série in-4° du CGM) et son fort engagement dans
des politiques de mise en valeur du patrimoine écrit médiéval. Marc Smith, des
étudiants de l'Ecole nationale des Chartes, et Jean-Charles Bédague (Archives
Nationales) se joignent aux équipes de l'IRHT à la fois pour explorer le fonds
et bénéficier de la formation ainsi offerte aux membres du projet.
La BM de Saint-Omer garantit des
conditions optimales de consultation (accès illimité aux manuscrits médiévaux,
salle patrimoniale réservée au projet durant les deux semaines, autorisation
d'effectuer les frottis de reliure et de filigranes, etc.) et espère pouvoir
rejoindre rapidement la BVMM (le fonds a fait récemment fait l'objet d'une
campagne systématique de microfilmage).
La valorisation et l'exploitation scientifique du projet se feront de façon
modulaire. Chaque équipe de l'IRHT pourra mettre à disposition les informations
pertinentes dans les bases qu'elle gère. L'équipe projet sera amenée à
conseiller scientifiquement la Communauté d'agglomération de Saint-Omer pour la mise en valeur de son fonds patrimonial.
La numérisation de l'ensemble des manuscrits microfilmés interviendra dans un second temps, pour soutenir les opérations de valorisation.
Suite à son appel à projet, Sourcem a décidé de soutenir le projet présenté par D. Stutzmann (IRHT, pilote) et M. Bonicel (Bibliothèque nationale de France) sous le nom Formes à toucher.Celui-ci vise à débloquer le verrou technologique de l’appréhension des
formes graphiques, en exploitant les fonctionnalités des interfaces tactiles
(iPad, par ex.) et en créant une application ergonomique permettant aux
chercheurs d’annoter, partager, exploiter les différentes formes en se libérant du difficile tracé par la souris.
La numérisation des sources a en effet modifié le
confort de travail, mais non les modalités et questions en SHS : malgré
l’accès ubiquitaire aux ressources numérisées, le rapport à l’image reste surtout
un rapport d’illustration et non d’exploitation assistée par ordinateur.La création d’une application pour écran tactile est
une première étape vers une appropriation facile par les chercheurs et une
modification substantielle des conditions de la recherche: seuls une bonne
ergonomie et un usage fluide permettront la création d’informations
suffisamment nombreuses pour modifier réellement les questionnements actuels.
Le projet Formes
à toucher propose la création d’une application pour tablette à écran
tactile pour permettre l’annotation scientifique de documents patrimoniaux et
de sources historiques en tenant compte des caractéristiques graphiques et des
formes. Cette application doit ouvrir un verrou technologique et permettre,
dans un second temps, de formuler un projet de recherche ERC d’analyse d’image
et de formes dans le domaine des SHS.
Des axes de recherches essentiels du GIS Sourcem
portent sur les caractéristiques graphiques : Diplomatique et Matériaux du
livre (mise en page et mise en texte, présence d’éléments de décor), Héraldique
et Iconographie (éléments figuratifs), Paléographie (forme des lettres). La
révolution numérique n’a pour l’instant pas encore modifié le rapport à
l’image, qui reste illustratif : les bases de données (Initiale,
Mandragore, Bibale) sont impuissantes à traiter réellement de l’image et des
formes qui y sont représentées : l’indexation est textuelle et linéaire,
tandis que l’image dans sa bidimensionnalité reste un tout, ou, au mieux,
divisé en formes géométriques (rectangle, cercle, etc.).
L’analyse d’images et la prise en compte des
formes est pourtant au cœur des enjeux actuels en SHS : la TEI introduit
l’élément <zone>, le projet TILE, Text-Image Linking Environment a publié sa première version en juillet 2011 [1] et trois
publications récentes montrent à la fois l’effervescence dans le domaine [2–5] et témoignent d’un état
expérimental, sur des objets isolés ou des corpus très limités, de sorte que
les recherches, menées par des ingénieurs ne répondent que très partiellement
aux questions des sciences humaines et n’en renouvellent pas les
questionnements.
La situation actuelle est paradoxale : l’analyse
d’image a conquis les espaces du grand public avec des applications alimentées
par des données nombreuses (reconnaissance faciale de Google et Facebook) de
même que les objets d’annotation, notamment sur les images (Flickr), mais reste
cantonnée, pour les usages scientifiques, aux sciences de l’ingénieur avec des
projets très spécifiques, sur corpus restreints et homogènes. Or les SHS
pourraient profiter de ces avancées technologiques pour mieux répondre aux
questions anciennes et poser de nouvelles questions. Les outils informatiques
d’aujourd’hui et les humanités numériques ont en effet des enjeux cognitifs
forts : il ne s’agit pas seulement de gagner du temps, mais de poser de
nouvelles questions et l’ergonomie constitue un défi majeur pour permettre
l’appropriation des outils et des apports heuristiques.
C’est à ce verrou technologique et cognitif que
s’attaque le présent projet, en proposant une application d’annotation des formes sur support à écran tactile,
permettant de « dessiner » (avec ses doigts ou au moyen d’un stylet)
la forme telle qu’elle apparaît sur l’écran et de sauvegarder à la fois la
forme du tracé (dessin vectoriel) et son lien avec l’image d’origine
(coordonnées sur l’image numérique). Ce système d’annotation doit être fluide
et d’usage aisé, de façon à permettre des questionnements tenant compte de
cette forme. En particulier, il mettra à profit les interfaces tactiles qui
permettent de tracer directement sur l’image plutôt que de sélectionner une
zone géométrique ou de dessiner maladroitement avec une souris. Le système sera
souple et permettra soit de dessiner un contour, soit de dessiner la forme en
un trait.
Une fois la forme dessinée, le système permettra
d’annoter la forme et de partager ses annotations, de façon à
la catégoriser selon les besoins des différents chercheurs dans les thématiques
de Sourcem, tant en diplomatique et matériaux du livre (forme des initiales,
filigranes et rinceaux, justification et mise en page) qu’en héraldique
(éléments des armoiries) ou, encore, en iconographie (objets et personnes
indexés dans les miniatures) ou en paléographie (forme des lettres).
L’application permettra ensuite de visualiser les diverses formes
annotées, de façon à pouvoir valider les rapprochements faits durant l’étape
d’annotation (par ex. : positions d’un personnage, motifs iconographiques
ou formes des filigranes et lettres).
Le présent projet doit offrir un outil qui
révolutionnera le travail des chercheurs en SHS en ouvrant le verrou
technologique de l’appréhension de la forme. Il se fonde sur des réalisations
génériques concourant au même objectif :
-
seules les fonctionnalités d’annotation sur
support tactile et de visualisation des annotations doivent être développées —
ce développement sera effectué par une prestation de service, qui sera
effectuée après demande de plusieurs devis (l’un des prestataires pressentis
est la société Text and Bytes, spécialisée dans les développements liés aux
images de sources manuscrites, notamment pour le portail e-codices;
-
le corpus de base comprendra une sélection
de dix livres manuscrits et de documents médiévaux (chartes, cartulaires…) déjà
numérisés par les partenaires (BnF et IRHT), avec des images disponibles en
image de haute résolution, de façon à pouvoir zoomer et identifier des
formes ;
-
le partage des annotations et la
constitution d’un corpus collectif pour l’exploitation assistée par ordinateurs
se fondera sur le modèle de données RDF « SharedCanvas »
(http://www.shared-canvas.org), développée par le Digital manuscripts technical
council piloté par l’Université Stanford et qui vise à permettre
l’interopérabilité entre bibliothèques numériques et outils associés de
transcription et d’annotation.
-
le stockage et l’exposition en
SharedCanvas des annotations se fera à la fois localement dans l’application et
à distance sur des serveurs, mis en place par l’IRHT ;
-
le circuit de
diffusion de l’application utilisera
les canaux déjà existants : le site de Sourcem et ceux des partenaires,
mais aussi les bibliothèques d’applications (par ex., iTunesU).
Les perspectives de ce projet sont la constitution
d’un projet de recherche ERC portant sur la variabilité des formes et
nécessitant un grand nombre de formes repérées, classifiées et
organisées :
-
piloté par
des chercheurs en SHS (paléographie et iconographie) ;
-
réunissant les
principaux acteurs de l’analyse d’image et des formes appliquée aux objets
patrimoniaux, notamment en direction de la reconnaissance des formes et des
motifs ;
-
et plusieurs
des bibliothèques numériques majeures contenant des documents patrimoniaux du
domaine culturel couvert par le GIS Sourcem (Gallica, Bibliothèque Virtuelle
des Manuscrits Médiévaux, e-Codices, CEEC, Digital Scriptorium, Monasterium.net)
L'appel d'offres pour le développement de l'application est publié sur le site dédié du CNRS : https://nouba.dsi.cnrs.fr/fournisseur/pu_pck_ui_frn_details.ini_page?i_cpt=39439
L’association APICES (Association paléographique internationale,
Culture, Écriture, Société) et l’Institut de Recherche et d’Histoire
des Textes (CNRS) organisent sept sessions de paléographie au prochain
International Medieval Congress de Leeds en juillet 2012.
[Annonce avec résumés en espagnol sur le blog Conscriptio de Néstor Vigil Montes, avec résumés en anglais sur le blog Paléographie médiévale ou sur le site de l'International Medieval Congress]
L’écriture médiévale faisant partie du processus de communication
interpersonnelle devait nécessairement suivre des règles assurant la
lisibilité et la compréhension des textes, qu’elles s’appliquent à la
morphologie des lettres, à l’usage des abréviations, ou encore à
l’articulation et à la hiérarchisation des différentes écritures pour
pages-tapis, titres et inter-titres. Les différents niveaux de
formalité, d’habileté, de rapidité d’exécution ou de « canonisation »
des écritures pouvaient mener à jouer selon/avec les règles, à les
enfreindre ou à écrire dans contextes apparemment dénués de règles. Les
écritures individuelles semblent ainsi dénuées de règle, et l’on
pourrait s’attendre à ce que des types d’écritures nouvelles — que l’on
nomme avec le vocabulaire du mélange : hybrides, bâtardes, mixtes — le
soit aussi dans une réalité historique complexe. Les stylisations
inventent, à leur tour, des règles qui s’avèrent historiquement
stériles.
Les sept sessions proposées examineront la valeur heuristique des
« règles » pour la recherche paléographique, en se consacrant aussi bien
à l’écriture latine qu’aux paléographies grecque et syriaque, aux
écritures magiques et à l’épigraphie. Elles aborderont également quelle
signification la régularité et la mesure recèlent pour une analyse des
écritures statistique et assistée par ordinateur. Ce faisant, elles
questionneront également les règles inhérentes aux pratiques de
l’écrit : les rapports entre politique, institutionnalisation, religion,
langues et écriture.
Elles rassembleront des chercheurs confirmés, mais aussi la jeune
génération des paléographes venus de toute l’Europe, et permettront des
échanges bénéfiques à la communauté paléographique.
Elles se donnent également pour objectif de répondre au manque de
visibilité dont souffre l’histoire de l’écriture auprès des communautés
d’historiens. Les manifestations proprement paléographiques donnent peu
l’occasion aux historiens des autres spécialités de prendre conscience
de la vivacité de nos recherches et de leurs implications sur la
compréhension de tous les phénomènes historiques (échanges culturels,
sociabilités et réseaux, vie intellectuelle et littéraire).
Sponsors : APICES (Association paléographique internationale, Culture,
Écriture, Société) / Institut de Recherche et d’Histoire des Textes
(CNRS)
L'écriture médiévale, faisant partie du processus
de communication interpersonnelle, devait nécessairement suivre des
règles assurant la lisibilité et la compréhension des textes. En latin
ou en langue vernaculaire, choix d'une expression orale ou écrite,
chartes sur parchemin ou vitraux : autant de fonctions, de contextes
sociaux et de publics menant à des variations dans l'usage de l'écriture
durant le Moyen Âge. Cette session explore les modes de représentation
des textes comme image et le concept de 'liberté' des écritures dans la
mise en scène d'une oralité ou d'une expression vernaculaire, ainsi que
la variabilité des écritures vernaculaires.
Paper A: Writings on the Wall: The Discriminating Use of Scripts in Late Medieval Mural Paintings
Christian Nikolaus Opitz (Universität Wien)
Paper B: Between tradition and liberty: writing rules of vernacular inscriptions (France, 12th c.)
Estelle Ingrand-Varenne (Centre d’Etudes Supérieures de Civilisation Médiévale, Poitiers)
Paper C: Rule and Variation in English Vernacular Minuscule
Peter Stokes (Department of Digital Humanities, King’s College London)
Sponsor: APICES (Association paléographique internationale, Culture,
Écriture, Société) / Institut de Recherche et d’Histoire des Textes
(CNRS)
L'écriture médiévale, faisant partie du processus
de communication interpersonnelle, devait nécessairement suivre des
règles assurant la lisibilité et la compréhension des textes. Que se
passe-t-il quand un texte revêt une nature religieuse ou politique et
quand la forme et la fonction de représentation ont davantage
d'importance que le texte écrit ? Si le signe graphique est l'essentiel,
quelles variations et liberté peuvent intervenir face à des règles
formelles ? Cette session explore les modes de représentation des signes
sacrés (D. Gregorio), des lettres sur des objets sacrés (M. Bauch) et
les lettres sacrées et formes alphabétiques dans les Empire romain
d'occident et d'Orient.
Organisateur : Georg Vogeler
Moderateur : Dominique Stutzmann
Paper A: Et hec scripsi manu mea propria – Known
and Unknown autographs of Emperor Charles IV as testimony of self image
and intellectual profile
Martin Bauch (Technische Universität Darmstadt)
Paper B: Magic alphabets: normalisation and variations
Daniel Grégorio (Université de Valenciennes et du Hainaut-Cambrésis)
Paper C: Writing as an icon. Theory and ideology of writing in the VIII-X centuries in Byzantium
Prof Pasquale Orsini (Università degli Studi di Cassino)
Sponsor: APICES (Association paléographique internationale, Culture,
Écriture, Société) / Institut de Recherche et d’Histoire des Textes
(CNRS)
Les humanités numériques en paléographie font place à une approche
quantitative renouvelée, soit par la paléographie assistée par
ordinateur, soit par une paléographie numérique fondée sur des logiciels
d'analyse d'image. Cette session explore ce qui peut être mesuré
(angles, inclinaisons, profils scribaux collectifs et allographes) and
comment ces données peuvent être analysées (bases de données, analyses
factorielles et validation croisée des résultats). Les conclusions
donneront de nouvelles perspectives sur les dynamiques d'évolution des
écritures et sur leurs liens avec les contextes sociaux de la production
écrite.
Organisateur : Georg Vogeler
Modérateur : Peter Stokes (Department of Digital Humanities King’s College London)
Paper A: Writing Angles. Palaeographic considerations on the inclination of the script
Maria Gurrado
Paper B: Graphical system and social norms: Measuring a collective scribal profile
Dominique Stutzmann (Institut de Recherche et d’Histoire des Textes, Paris)
Paper C: Rules for a data base on Italian notaries
Irene Ceccherini (Università degli Studi di Firenze)
Sponsor: APICES (Association paléographique internationale, Culture,
Écriture, Société) / Institut de Recherche et d’Histoire des Textes
(CNRS)
Le choix d'une mise en page dans un manuscrit et sa construction sont
le résultat d'influences multiples. La communication d'Ayda Kaplan
étudie les traditions esthétiques et scripturales de composition de la
page dans les manuscrits syriaques. Floris Bernard consacre sa
communication aux règles collectives et habitudes individuelles des
scribes byzantins pour l'organisation du texte et du paratexte. Emilie
Cottereau cherchera à établir quelles règles régissent les relations
entre copistes et commanditaires.
Organisateur : Georg Vogeler
Modérateur : Dominique Stutzmann
Paper A: Dynamics of composition in Syriac manuscripts
Ayda Kaplan (Centre international Jacques de Saroug, Bruxelles)
Paper B: Texts and paratexts in Byzantine manuscripts: visual rules and scribal habits
Bernard Floris (University of Ghent)
Paper C: Writing, copists, patrons: relations and their consequences on the manuscript layout
Emilie Cottereau (Université Paris 1 – Panthéon Sorbonne)
Sponsor: APICES (Association paléographique internationale, Culture,
Écriture, Société) / Institut de Recherche et d’Histoire des Textes
(CNRS)
La communication écrite comme moyen de l'action politique a des
conséquences non seulement sur la sphère politique, mais aussi sur les
modes d'écriture. Néstor Vigil Montes révèle les correspondances entre
type d'écriture et situations politiques et sociales des scribes. Tobias
Hodel procède à l'analyse paléographie des chartes données par la reine
Agnès de Hongrie au monastère féminin de Königsfeld et montre comment
transparaît leur valeur symbolique transparaît au travers de leurs
copies. Michael Georges étudie les règles mises en oeuvre dans la copie
des livres d'administration religieuse.
Organisateur : Georg Vogeler
Modérateur : Dominique Stutzmann
Paper A: Causes and rules for the variations of gothic scripts in the writing office of the chapter of Oviedo during the 15th century
Néstor Vigil Montes (University of Oviedo)
Paper B: Constructing self image of Königsfeld abbey by writing
Tobias Hodel (Universität Zürich)
Paper C: Officium capituli and Liber capituli:
Lack and existence of rules in monastic and canonical context at the end
of the middle ages
Michael George (Université Nancy)
Moderator/Chair Eva Frojmovic
Paper A: 13th-Century Castilian in Hebrew Script: What Is the Rule?
Javier del Barco (Centro de Ciencias Humanas y Sociales, Consejo Superior de Investigaciones Científicas, Madrid)
Paper B: Masters of Micrography in 13th-Century Ashkenaz
Rahel Fronda (Bodleian Library, University of Oxford / School of Fine
Art, History of Art & Cultural Studies, University of Leeds)
Paper C: Hebrew _Riesenbibeln_ and the Kalonymos Family of Scribes
Annette Weber (Hochschule für Jüdische Studien, Heidelberg)
Sponsor: APICES (Association paléographique internationale, Culture,
Écriture, Société) / Institut de Recherche et d’Histoire des Textes
(CNRS) / GDR Diplomatique (CNRS)
Paper A: The Rules of the Church: written form of episcopal power in western Tuscany
Andrea Puglia (Universtià degli Studi di Siena)
Paper B: Ex antiqua consuetudine. The written
and unwritten rules of charter production within the comital chancery of
Flanders and Hainaut (1191-1244)
Els De Paermentier (University of Ghent)
Paper C: Law and confirmation of bishops elections : the rules of the testimonies from a medieval manuscript (XVe century)
Véronique Julerot (Université Paris 1 Panthéon Sorbonne)