Archivage d’un brut de scan

On appellera une image "brut de scan" tout fichier non traité, n'oublions jamais que toute retouche sur une image déjà numérisée implique obligatoirement un rééchantillonnage des informations, et donc une perte d’informations.
Il est conseillé, lorsque le scanner le permet, d’incorporer dans le fichier le profil d’entrée du scanner.

Il y deux types de formats pour archiver les fichiers :

TIFF est le format le plus courant, de plus il contient une en-tête compatible avec les champs IPTC, ce champ est de plus en plus utilisé par les photographes ou les documentalistes car il permet d’indiquer un certain nombre d’informations relatives d’une part à l'acquisition de l'image, et d’autre part à l'origine ou l'auteur de l'image (voir chapitre "comment renseigner les champs IPTC")

RAW ou Brut est un format que l'on rencontre rarement sur les scanners, il s'agit d’un format non documenté, il est destiné aux applications scientifiques, on peut trouver ce format sur certains systèmes d’acquisition numérique de prises de vues Kodak, Sony, Phase One.

JPG : à utiliser lorsque vous êtes amenés à archiver de très gros fichiers de plus de 50 Mo par image, se rapporter au nouvel algorithme JPG 2000 qui dégrade beaucoup moins l'information.

 

Quelques recommandations :

Il ne faut pas perdre de vue l'évolution technologique des supports de stockage. Soulignons que l'application et le support utilisés doivent permettre une évolution des données numérisées.

En ce qui concerne le choix du support physique de stockage, il convient de prendre celui qui est plus répandu, aujourd’hui c'est le CD-R en prenant soin de choisir un fournisseur comme Kodak, Mitsui, TDK qui garantissent en théorie les composants utilisés à la fabrication de leur CD-R, fabrication conforme au livre orange.

En effet les CD que l'on grave en micro-informatique, qui n'ont donc pas été pressés et contrôlés en usine (CD Audio vendu dans le commerce ou CD ROM loisirs, jeux) sont très fragiles.

Leur conservation peut varier de 2 ans à 25 ans.


Cette variation est liée à la fois au support lui-même ( la qualité de fabrication et des composants utilisés sont déterminants), au processus de la gravure (vitesse d’écriture trop élevée ne pas dépasser 4x voir 8x, capacité du graveur et du logiciel (OPC*) à rectifier le taux de BLER*), et enfin à tous les éléments qui peuvent, suite à la gravure, interrompre la lecture des données sur le disque : lecteur de CD ancien (longueur d’onde du laser déréglée), rayure sur le disque coté surface réfléchissante, traces de doigts, poussières, traces de stylo etc...

La conservation de votre CD dépendra de la qualité de fabrication du CD c'est à dire :

  • du support (Polyester, polycarbonate),

  • du colorant sensibilisateur : en général il s'agit de la Cyanine qui est un colorant organique, donc par définition sensible à la lumière et l'environnement (la phtalocyanine ou AZO utilisée notamment par Kodak, TDK et Mitsui est plus stable).,

  • de la couche de réflexion (en or ou argent qui permet la lecture des micro-cuvettes du CD, sachant que l'argent ou l'aluminium vont plus vite s'oxyder),

  • de la couche protectrice du CD, vernis, colles utilisés;

  • cette fabrication doit répondre au minimum au cahier des charge du livre Orange et depuis peu à la norme AFNOR PR Z42-011-2;

  • d'autre part la gravure de votre CD-R doit répondre à la norme d’enregistrement ISO 9660.
    En effet un CD gravé en Joliet ne peut être utilisé sur UNIX.
    Sur Mac, les CD Joliet sont supportés à condition que les noms de fichiers fassent moins de 32 caractères (Joliet accepte jusqu'à 64 caractères UNICODE).

 

Enfin voici les recommandations en matière de conservation :

  • Ne pas exposer les disques au soleil ou à une lumière forte pendant de longues périodes.

  • La surface supérieure (marquée) du disque est la plus vulnérable, car elle comporte une fine couche de laque pour protéger la surface de gravure.

  • Manipuler les CD avec précaution, ne pas utiliser de feutre, d’alcool, ni d’étiquettes.

  • Conserver les CD entre 5° et 20°.

  • Le taux d’humidité relative doit être compris entre 20 et 40 %

  • Le gradient de température qui équivaut au choc thermique doit être de 4°C / heure

  • Le gradient d’humidité relative doit être de 10% par heure.

De nombreux autres supports de sauvegarde existent sur le marché comme les lecteurs enregistreurs Jazz de 1 à 2 Go ou les lecteurs ZIP de 100 à 200 Mo etc.

Citons également le CD Century qui était fabriqué et distribué par la société française DIGI PRESS et qui offre la meilleure alternative en matière de conservation puisqu'il s'agit d’un CD en verre. Son seul inconvénient est d’inclure un système de lecture spécifique et complexe, et de na pas répondre à aucune norme AFNOR.

Le DVD qui offre une plus grande capacité 4.7 Go et plus, reste un support mal connu, peu d’industriels expliquent les processus de fabrication du DVD, c'est un support qui dans sa conception est également fragile puisque on colle plusieurs couches les unes sur les autres qui seront lues via des longueurs d’onde du laser différentes.

Si vous optez donc pour le CD-R il est souhaitable de tester les gravures de vos CD avec un lecteur spécifique qui ne corrige pas les taux d’erreurs BLER.


Types de support/ Utilisations Lecteur /description

  • CD R ou CD WORM -1994 Textes. Sons. Images (650 Mo) Lecteur de CD I. ROM. XA Disque inscriptible 1 fois

  • CD - RW - 1997-inscriptible environ 600 fois Sauvegarde temporaire (650 Mo) Graveur spécifique

  • Photo CD Kodak - 1992 Images fixes 5 formats (650 Mo) Lecteur de CD I et CD ROM XA
    A compléter cf Doc le photographe.

OPC* Optimum Power Control, technique qui consiste à régler la puissance du laser qui brûle les colorants pour générer les micro-cuvettes du CD R.

BLER* Nombre de bloc par seconde entrant dans le décodeur qui ne sont pas traités (symboles erronés).

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