La section de diplomatique, sise au centre Augustin-Thierry d’Orléans et disposant d’une antenne au centre Félix-Grat à Paris, se destine à l’étude critique et érudite des documents normatifs et des sources de la pratique. Elle existe depuis plus de soixante ans à l’IRHT, où elle a fait évoluer son programme, tout d’abord consacré aux cartulaires, en s’ouvrant à la richesse d’un type de sources qu’il ne faut surtout pas réduire aux chartes médiévales. Après les obituaires et les nécrologes, après les sources de l’histoire économique et sociale, elle s’attache aux documents pontificaux d’Avignon, elle traite des sources de l’histoire des ordres hospitaliers et militaires, se tourne vers les actes et documents originaux - « privés », urbains, royaux, épiscopaux, pontificaux - et leur reproduction et édition numérique, tout comme elle aborde les sources de l’histoire de Paris et touche à l’archivistique médiévale.
Les activités de la section ne s’arrêtent pas à ses programmes de recherche propres : elle se veut également un acteur et un partenaire actif au sein des réseaux scientifiques et pédagogiques. À cet effet, elle met à disposition des chercheurs et des étudiants avancés des ressources variées dans ses deux sites de Paris et Orléans. Elle organise et co-organise des offres de formation, intervient dans des stages et séminaires. En outre, elle prend activement part à plusieurs actions de valorisation et de diffusion de la recherche, assurant par exemple la coordination d’une revue scientifique (Revue Mabillon), le secrétariat d’une association internationale (APICES) et participant à un portail de ressources en histoire médiévale (Menestrel). Ce sont ces mêmes ambitions qui ont conduit la section à s’impliquer fortement dans un Centre de ressources numériques et dans la création d’un groupe de recherches dédié à la diplomatique, ou encore à s’associer à plusieurs projets ANR.
- transversaux
- individuels
- ANR, Adonis, CNRS...
Barret, S., « Kommentar :
Schriftlichkeit, Normativität und Technologie », dans Innovation in Klöstern und Orden des Hohen Mittelalters : Aspekte
und Pragmatik eines Begriffs, éd. par Mirko Breitenstein, Stefan Burjhardt
et Julia Dücker, Berlin, Lit, 2012 (Vita
regularis. Abhandlungen, 48), p. 129-141.
Barret, S., « L’administration de la
communication des ordres religieux autour des xiie-xiiie siècles : rapides
considérations sur les archives et l’écrit administratif », dans Die Ordnung der Kommunikation und die
Kommunikation der Ordnungen, t. I : Netzwerke : Klöster und Orden im Europa des 12. und 13. Jahrhunderts, sous la dir. de Cristina
Andenna, Klaus Herbers et Gert Melville, Stuttgart, Franz Steiner, 2012 (Aurora, 1), p. 119-134
Barret, S., « Cluniacensia bibliographica minima », dans Revue Mabillon, 83, 2011,
p. 291-303.
Barret, S., « Archives médiévales, temps et légitimation », dans Kehnel, A. et Andenna, C., éd., Paradoxien der Legitimation. Ergebnisse einer deutsch-italienisch-französischen Villa Vigoni-Konferenz zur Macht im Mittelalter, Florence, Sismel-Edizioni del Galluzzo, 2010 (Micrologus’ Library, 35), p. 257-294.
Barret, S., « À propos des documents d’archives du couvent Saint-Jacques de Paris (xiiie-xiv e siècles) », dans Bériou, N. et Chiffoleau, J., éd., Économie et religion. L’expérience des ordres mendiants (xiiie-xiv e siècles), Lyon, Presses universitaires de Lyon, 2009 (Collection d’histoire et d’archéologie médiévales, 21), p. 91-114.
Barret, S., « L’institutionnalisation de la mémoire : les archives ecclésiastiques », dans G. Andenna, dir., Pensiero e sperimentazione istituzionali nella Societas Christiana (1046-1250), atti della sedicesima Settimana internazionale di Studio, Mendola, 26-31 agosto 2004, Milan, Vita et Pensiero, 2007 (Storia, Ricerche), p. 463-485.
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Bertrand, P., « Limitatio,
termini, predicatio. Réflexions sur les limites dans les couvents dominicains,
entre nord et sud. Autour du dossier documentaire du couvent dominicain de
Rodez », dans Lieux sacrés et espace ecclésial (ixe-xve siècle), Toulouse, Privat,
2011, p. 465-486 (Cahiers de Fanjeaux, 46).
Bertrand, P., « À propos de la révolution de l’écrit (xe-xiiie siècle) : considérations inactuelles », dans Anheim, É. et Chastang, P., coord., Pratiques de l’écrit, publ. dans Médiévales, 56, 2009, p. 5-113, aux p. 75-92.
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Lalou, É., Hélary, X., Jacobs, C., Masset, C., Abbadi, Z., éd., Enquêtes menées sous les derniers capétiens, Paris : Centre de ressources numériques TELMA, 2007 (Ædilis, Publications scientifiques, 4). [En ligne]
Lalou, É., dir. , « Actes de Philippe IV », dans Lalou, É., Hélary, X., Jacobs, C., Groult, M., Masset, C., Abbadi, Z., éd., Actes royaux, Orléans : Institut de Recherche et d’Histoire des Textes, 2008 (Ædilis, Publications scientifiques, 4). [En ligne]
Lalou, É., Itinéraire de Philippe IV le Bel, Paris, Diffusion De Boccard, 2007 (Mémoires de l’Académie des inscriptions et Belles-Lettres, 37), 2 vols.
Lalou, É., dir., Ordonnances de l’hôtel du roi, publ. par Lalou, É. et Suc, B., Orléans : Institut de Recherche et d’Histoire des Textes, 2006. (Ædilis, Publications scientifiques, 5). [En ligne]
Lalou, É., Les comptes sur tablettes de cire de Jean Sarrazin, chambellan de saint Louis, Turnhout, 2003 (Monumenta Palaeographica Medii Aevi, Series Gallica, 4).
Vérité I., dir., Répertoire des cartulaires français, Paris, CNRS éditions, 2003 (Documents, études, répertoires, 72).
Enseignements en tant que vacataire au département d'histoire de l'Université d'Orléans et à la chaire d'histoire médiévale de l'Université de Mannheim [S. Barret].
À partir du fonds documentaire du « Corpus
philippicum » (ensemble de dossiers, d’instruments de travail et de
fichiers réunis par Robert Fawtier concernant le règne de Philippe IV le
Bel),
plusieurs programmes s’attachent à l’étude de la diplomatique royale du
règne
de Philippe IV le Bel (1285-1314), et plus largement du xiiie au
milieu du xive
siècle.
Un programme ANR « Derniers Capétiens » (2006-2010) articulé
aussi sur le « Corpus philippicum » a fait avancer rapidement les
éditions et les travaux sur les règnes de Philippe IV et de ses fils.
Le programme de recherche
sur les actes royaux de Philippe III le Hardi et Philippe IV le Bel s’appuie
sur les publications du précédent quadriennal (Itinéraire, comptes sur
tablettes de cire et ordonnances de l’Hôtel).
L’itinéraire de Philippe le Bel est un document
essentiel pour la diplomatique royale du règne. Mais son intérêt va au-delà de
l’instrument de travail pour l’étude des actes royaux. On découvre par ce biais
toute la vie quotidienne du souverain qui gouverne sur les chemins, tout en se
déplaçant de résidence en résidence.
Lalou, É., Itinéraire
de Philippe IV le Bel, Paris, 2007 (Mémoires de l’Académie des
inscriptions et Belles-Lettres, 37), 2 vol. (Dans les pièces annexes,
présentation de Robert Fawtier et du Corpus philippicum).
Les comptes sur tablettes de cire sont la
source majeure à la fois pour l’itinéraire royal et pour l’hôtel royal. Les
chambellans et les comptables des rois capétiens écrivaient les brouillons des
comptes sur des tablettes de cire. Nous avons conservé sept volumes de cire,
comptes de l’Hôtel de Philippe IV le Bel. Un volume date du règne de saint
Louis, un autre de celui de Jean le Bon.
Lalou, É., Les comptes sur
tablettes de cire de la Chambre aux deniers de Philippe III le Hardi et
Philippe IV le Bel, Paris, 1994.
Lalou, É., Les comptes
sur tablettes de cire de Jean Sarrazin, chambellan de saint Louis,
Turnhout, 2003 (Monumenta Palaeographica Medii Aevi, Series Gallica,
4).
L’étude de l’Hôtel du roi capétien (xiiie-début
du xive siècle) est complétée par
l’édition des ordonnances de l’Hôtel (1250-1328).
Lalou, É., dir., Ordonnances de l’hôtel du roi, publ. par Lalou, É.
et Suc, B.,
Orléans : Institut de Recherche et d’Histoire des Textes, 2006. (Ædilis, Publications scientifiques, 5). [En ligne]
L’édition des actes de Philippe III le Hardi et de Philippe IV le Bel en est
à ses débuts. Le nombre des actes de Philippe le Bel est estimé à plus de 5000.
Sont en ligne les regestes de 4600 actes. Pour Philippe III le Hardi, une
soixantaine d’actes sont édités en ligne.
Lalou, É., dir. , « Actes de Philippe IV », dans Lalou, É., Hélary, X.,
Jacobs, C., Groult, M.,
Masset, C.,
Abbadi, Z.,
éd., Actes royaux, Orléans : Institut de Recherche et d’Histoire des Textes, 2008 (Ædilis, Publications scientifiques, 4). [En ligne]
Hélary, X., dir., « Actes de Philippe III », dans Lalou, É., Hélary, X.,
Jacobs, C.,
Groult, M., Masset, C.,
Abbadi, Z.,
éd., Actes royaux, Orléans : Institut de Recherche et d’Histoire des Textes, 2008 (Ædilis, Publications scientifiques, 4). [En ligne]
Au-delà des actes du roi lui-même, il s’agit de
s’intéresser aux actes des officiers royaux, commissaires royaux et enquêteurs,
conseillers du roi ou baillis et sénéchaux. Deux grandes entreprises d’édition
sont lancées.
Parmi les dossiers du Corpus philippicum, se trouvent des copies d’enquêtes
lancées par le roi, de Philippe III à Charles IV le Bel. Une partie d’entre
elles a été numérisée et est éditée en ligne. Le travail doit se
poursuivre : d’autres textes seront édités et les textes déjà en ligne
recevront indexation et études diplomatique et historique.
Lalou, É., Hélary, X., Jacobs, C., Masset, C., Abbadi, Z., éd., Enquêtes menées sous les derniers capétiens, Paris :
Centre de ressources numériques TELMA, 2007 (Ædilis, Publications
scientifiques, 4). [En ligne]
Dans une « Gallia regia philippica », dont le nom renvoie à la Gallia regia de
Dupont-Ferrier, sont réunies les notices biographiques de toutes les personnes
ayant joué un rôle dans le gouvernement de l’Etat sous Philippe le Bel. Ces
dossiers, déjà partiellement informatisés dans les années 90 du xxe siècle,
seront complétés avant leur mise en ligne.
Hélary, X., Lalou, É., Gallia regia philippica, Base de
données prosopographique. Mise en ligne prévue sur www.cn-telma.fr en mai 2010.
Parmi les dossiers de la « Gallia regia philippica », les notices
prosopographiques des gardes du sceau et des notaires du règne de Philippe le
Bel verront le jour en priorité.
Au-delà d’une diplomatique ne s’intéressant qu’aux actes et aux chartes, il
est possible de définir une diplomatique des documents comptables.
L’édition des comptes royaux sur tablettes de cire continue avec l’édition
en cours des comptes de l’abbaye de Cîteaux sur tablettes de cire.
En cours : Lalou, É., Comptes de l’abbaye de Cîteaux sur tablettes de
cire, édition prévue dans la collection des Monumenta paleographica
Medii Aevi.
En matière d’histoire des couvents de mendiants, en France, nul ne peut commencer une étude sans se référer à l’enquête canonique initiée par Jacques Le Goff en 1968. Cette enquête constitue en quelque sorte les premières chaussures de tout historien qui apprend à marcher dans la forêt des ordres mendiants au Moyen Âge. Une fois de plus, nous les avons enfilées. Il ne s’agit pas de revenir encore sur les objectifs de l’enquête ni sur ses résultats, s’agissant des rapports entre les mendiants et l’urbanisation… mais plutôt d’insister sur les prérequis de l’enquête. Et notamment ce point sur la documentation, les sources conservées.
À ce propos, l’article de G. Lagarde, concernant les archives des mendiants aux Archives nationales de France et paru en 1970, a des accents désabusés : bien peu d’archives médiévales de mendiants nous sont parvenues1. Les autres médiévistes qui s’attaquent au dossier mendiant versent les mêmes larmes, qu’ils soient du Nord ou du Sud, nous n’en citerons que quelques exemples : W. Simons stigmatise les faiblesses archivistiques des couvents mendiants flamands, tandis que N. Gilbert se désespère en cherchant des archives des franciscains ou des clarisses du Roussillon2. Et L. Valls déplore la très faible part de documentation médiévale lorsqu’il passe en revue les richesses archivistiques de la série H des Archives départementales de l’Hérault et qu’il décrit les fonds des couvents franciscains, carmes, dominicains… de Montpellier, de Lunel 3. Il faut le reconnaître : au premier coup d’œil, les mendiants n’ont pas laissé d’amples fonds d’archives médiévales4, comme l’a remarqué dans ses premiers travaux le groupe de recherches sur l’économie des ordres mendiants, mené par Nicole Bériou et Jacques Chiffoleau. Dans ce cadre de grande pauvreté, la découverte de l’ensemble d’archives des dominicains de Rodez est une heureuse surprise. L’histoire de l’invention dit mieux que n’importe quel plaidoyer la raison d’être de l’Institut de recherche et d’histoire des textes : la conjonction des intérêts (nous n’oserions dire : des compétences). C’est lors d’une recherche sur la bibliothèque des dominicains de Rodez et sur le personnage méconnu d’André de Saint-Géry5 que Christine Gadrat (de la section de codicologie de l’IRHT) se penche sur le fonds des dominicains de Rodez, conservé aux Archives départementales de l’Aveyron sous la cote H 11. Aucun inventaire, juste quelques pièces mentionnées au détour d’un mémoire de maîtrise sur le couvent à l’époque moderne et d’une exposition présentée aux Archives départementales6, ayant à peine effleuré le fonds. Ayant l’intuition de la richesse du fonds, elle fait alors appel à Paul Bertrand, de la section de diplomatique du même institut. Une collaboration naît. Nous avons alors tous deux tenté d’appréhender l’ensemble archivistique. La surprise est de taille : près de 300 numéros d’archives. Il s’agit ici de décrire sommairement la situation que nous avons découverte et de baliser les recherches que nous comptons mener dans les prochaines années.
Il se trouve qu’à propos de ce couvent des dominicains de Rodez, on ne sait guère de choses. On peut les résumer en quelques lignes : la fondation du couvent est datée de 1283-1284 ; après l’envoi d’un vicaire en 1283, le couvent est officiellement reçu dans l’ordre l’année suivante au chapitre provincial de Perpignan7. Si le fonds ne conserve pas d’acte de fondation, si tant est qu’il ait pu en exister un, la date est néanmoins confirmée par les premiers actes concernant le couvent (cf. infra). Un chapitre provincial se tient dans ses murs en 13258. Pourvu, dès les premières années du xive siècle, d’un studium artium, il semble que le couvent soit resté relativement modeste, se plaçant dans l’orbite du grand centre dominicain toulousain. Il est réformé en 1637, dans le cadre de la Congrégation de saint Louis et poursuit son existence jusqu’à la Révolution.
La manne historique que représente cet ensemble documentaire ne doit pas cacher les difficultés rencontrées pour son exploitation. L’absence d’inventaire se fait cruellement sentir. Très vite nous nous sommes rendu compte que les archives sont restées dans l’état de leur entrée au dépôt d’archives, après les confiscations révolutionnaires. Mieux encore : le fonds a conservé les traces d’un classement du xviiie siècle. Un inventaire mis en place en 1726, probablement au moment du (re)classement, permet de s’orienter sommairement dans le dédale archivistique9. Les registres sont regroupés en tête du fonds, identifiés par une succession de chiffres romains et arabes – l’armoire et la cote du registre – : ainsi, « armoire I, livre 4 », avec parfois le nom donné au registre s’il est assimilé à un recueil d’actes, ici « cote S. Joseph »10. Viennent ensuite une série de dossiers d’actes, médiévaux et modernes, compilés en des liasses maintenues par des ficelles et de petites étiquettes de parchemin de récupération, identifiant le contenu des ensembles. Une cote du xviiie siècle situe le plus souvent la liasse par un chiffre arabe, au sein d’une armoire, dans un sac désigné par une (ou plusieurs) lettre(s) : « II, sac A, liasse 1 », « composée des titres concernants l’etablissement des RP Precheurs dans Rodez avec des reglements pour les limites des predications et quetes et quelques autres actes concernant les privilèges du convent », ajoute l’étiquette11.
Le chartrier était probablement une des pièces maîtresses de l’ensemble médiéval ruthénien, comme c’était alors l’usage dans tous les couvents. Il est ici éclaté, dispersé dans les centaines de liasses de l’époque moderne qui composent le fonds. Les chartes du xiiie siècle sont peu nombreuses, toutes du dernier tiers (voire dernier quart) du siècle, puisque postérieures à la fondation tardive du couvent : on en comptera entre 20 et 2512. Les chartes du xive siècle sont, elles, en plus grand nombre : entre 80 et 120 originaux. Un cartulaire médiéval, composé d’une partie du xive siècle et d’une partie du xve, contient des copies d’actes authentifiés par des notaires13. Un autre registre commencé en 1402, identifié comme cartulaire parmi les premières pièces du fonds, est en fait un répertoire des revenus réguliers versés au couvent, acte par acte : pour chaque page, un acte est résumé, puis on y indique les noms des débiteurs et les sommes dues14. Un cartulaire de 1445 consigne des copies de testaments15 ; tandis qu’un autre superbe petit cartulaire « de présentation » livre les actes des fondations faites au couvent par les comtes de Rodez, de 1301 à 137816. D’autres cartulaires du xviie et xviiie siècles suivent, contenant des pièces modernes pour la plupart17.
Les quelques ensembles d’actes que l’on peut identifier d’emblée sont très prometteurs : un dossier d’une quinzaine d’actes relatifs aux limites de prédication et de quête du couvent, de 1285 à la fin du xive siècle18 ; une liasse de documents médiévaux et modernes concernant les sépultures au couvent, et ce depuis 1285 également19 ; des ensembles de bulles médiévales et modernes20 ; un dossier sur les acquisitions de biens fonciers à Rodez au xiiie siècle pour y construire les bâtiments conventuels – « l’enclos du couvent »21 ; une liasse de chartes relatives aux fondations de chapellenies aux xiiie et xive siècles22 ; des dossiers sur des amortissements de biens conventuels par des princes et des comtes au xive siècle23 ; des ensembles de documents traitant de revenus obituaires à l’intention des dominicains aux xive et xve siècles ou des liasses de testaments de ces époques, etc.24 À remarquer aussi cet ensemble d’actes de chapitres généraux et provinciaux (de la province de Toulouse) des xve, xvie et xviie siècles25. Deux obituaires du xve siècle, grattés et réutilisés aux xvie et xviie, sont conservés : J.-L. Lemaitre les connaissait déjà26.
On notera quelques registres de recettes ou/et dépenses, à partir de 1451 (mais hélas, aucune série)27. Quelques intéressantes pièces de procédure sont conservées, dont un lourd dossier sur papier concernant un procès opposant le couvent à un laïc à propos d’une rente, entre 1360 environ et 137428.
Ces champs en friche, nous les avons déjà essartés… Il nous faut maintenant les labourer, les rendre aux semailles et, nous l’espérons, en tirer de riches moissons. Le labour, c’est l’inventaire et l’édition. Tous les actes, tous les registres ne pourront faire l’objet d’une édition critique, bien évidemment. Nous éditerons ensemble et en priorité les actes de 1280 à 1350 environ, dans le cadre d’enquêtes monographiques largement ouvertes : la fondation du couvent – dans son contexte consulaire, mais aussi comtal ; les limites de prédication et des quêtes ; les premiers testaments. Labours, semailles et moissons : conscients de l’importance de ces documents face à la pauvreté générale de la documentation mendiante conservée, nous tenterons de les exploiter dans des études historiques annexes à ces éditions, qu’il s’agisse de reprendre le problème des fondations de couvents mendiants dans le sud de la France29, les interrogations lancinantes s’agissant des limites de quête et de prédication30, voire même sur l’économie des mendiants31.
Au-delà de ces approches communes, chacun de nous s’attachera à approfondir ses recherches personnelles : C. Gadrat s’attachera tout particulièrement à cerner, au travers de ces sources, l’importance de l’acquisition et de la possession de livres par les dominicains de Rodez. Si nous partageons, quoiqu’en le nuançant, le pessimisme de J.-L. Lemaître à propos du faible nombre de manuscrits méridionaux conservés32, les documents d’archives nous permettent en revanche d’éclairer l’histoire de la bibliothèque conventuelle de 1361 (don d’une vingtaine de livres par le prieur provincial Petrus de Maricalmo)33 à 1792 (inventaire révolutionnaire)34, par toute une série de mentions de dons, d’inventaires modernes du couvent et de listes. Chacun de ces documents ne nous donne qu’une vision partielle de la bibliothèque conventuelle, mais, rassemblés, ils permettent d’appréhender la composition et les voies d’acquisition de la bibliothèque d’un couvent de taille moyenne, catégorie pour laquelle on dispose encore de très peu d’informations pour la France.
Quant à P. Bertrand, il étudiera la production et la conservation des documents d’archives du couvent des dominicains de Rodez au bas Moyen Âge, dans la suite des études qu’il mène actuellement sur cette « nouvelle diplomatique » tardo-médiévale.
Au sortir de cette première présentation, il reste bien du travail. Il fallait planter des jalons, faire part de notre indicible bonheur, celui que nous avons vécu et celui que nous allons vivre encore face à ces pièces de parchemin et de papier… « de ces feuillets, défroissés, répandus, il semble que s’exhale dans le silence le parfum de vies depuis longtemps éteintes »35. Il n’y a guère d’autres façons de faire de l’histoire.
1 G. Lagarde, « Les sources de l’histoire des ordres mendiants conservées aux Archives nationales », Annales. ESC, t. 25, 1970, p. 947-953.
2 W. Simons, Stad en apostolaat. De vestiging van de bedelorden in het graafschap Vlaanderen (ca. 1225-ca. 1350), Bruxelles, 1987 (Verhandelingen van de Koninklijke academie voor wetenschappen, letteren en schone kunsten van België, Klasse der letteren, Jaarg. 49, Nr 121), p. 14-21 ; N. Gilbert, « Franciscains et clarisses en Roussillon. Sources archivistiques », dans Sainte Claire en Languedoc-Roussillon. Conférences des colloques org. par le Musée Saint-Jacques de Béziers (5 mars 1994), les Archives dép. des Pyrénées-Orientales (7 oct. 1994), les Archives dép. de l’Hérault (4 févr. 1995), M.-É. Bréjon de Lavergnée, C. Lapeyre, J. Le Pottier, M. Sainte-Marie éds., Nantes, 1995, p. 63-72.
3 L. Valls, « La série H du département de l’Hérault (Fonds du clergé régulier avant 1789) », ibid., p. 49-61, ici p. 54-55. On pourrait encore citer le constat dépité de M.-H. Blaquière, « Documents dominicains aux archives de la Haute-Garonne », dans Saint Dominique en Languedoc, Toulouse, 1966 (Cahiers de Fanjeaux, 1), p. 167-169.
4 Mis à part quelques beaux exemples du nord de l’Europe, comme à Bâle (B. Neidiger, Mendikanten zwischen Ordensideal und städtischer Realität. Untersuchungen zum wirtschaftlichen Verhalten der Bettelorden in Basel, Berlin, 1981 [Berliner historische Studien, 5, Ordensstudien III]) ou à Liège (cf. P. Bertrand, Commerce avec dame pauvreté. Structures et fonctions des couvents mendiants à Liège, xiiie-xive s., Liège, 2004 (Bibliothèque de la Faculté de Philosophie et Lettres de l’Université de Liège, 285))…
5 C. Gadrat, « L’érudition dominicaine au xviie et au début du xviiie siècle : André de Saint-Géry et l’histoire du couvent de Rodez », Bibliothèque de l’École des chartes, t. 161, 2003, p. 645-652.
6 P. Lançon, Les Dominicains à Rodez au xviie siècle, mémoire de maîtrise, dir. Janine Garrisson, Université Toulouse-Le Mirail, 1983 ; Les Dominicains en Rouergue [catalogue d’exposition des Archives départementales de l’Aveyron], Rodez, 1994.
7 R. W. Emery, The Friars in Medieval France : a catalogue of french mendicant convents, 1200-1550, New York-Londres, 1962, p. 33 ; M.-H. Vicaire, « Le développement de la province dominicaine de Provence (1215-1295) », dans Les mendiants en pays d’Oc au xiiie siècle, Toulouse, 1973 (Cahiers de Fanjeaux, 8), p. 35-77, à la p. 58 ; C. Douais, Acta capitulorum provincialium ordinis fratrum Praedicatorum (1239-1302), Toulouse, 1894, p. 269 et 279 ; Bernardus Guidonis, De fundatione et prioribus conventuum provinciarum Tolosanae et Provinciae ordinis Praedicatorum, éd. P. A. Amargier, Rome, 1961, p. 210.
8 P. Amargier, « Panorama geografico, cronologico e statistico sulla distribuzione degli Studia degli ordini mendicanti – Francia meridionale », dans Le scuole degli ordini mendicanti (secoli xiii-xiv), Todi, 1978, p. 35-48, à la p. 44.
9 Rodez, Archives départementales de l’Aveyron [désormais abrégées : ADAveyron], 11 H 26.
10 Rodez, ADAveyron, 11 H 4.
11 Rodez, ADAveyron, 11 H 85.
12 L’ensemble du fonds a été balayé une première fois afin d’en saisir les grands traits et d’en dégager les richesses essentielles, mais un second passage s’avère nécessaire pour tendre à une connaissance exhaustive de la documentation disponible et à un recensement complet des pièces médiévales. Certaines chartes nous ont échappé à l’heure où cet état des lieux est rédigé : nous en aurons pris connaissance au début de l’année 2005.
13 Rodez, ADAveyron, 11 H 2.
14 Rodez, ADAveyron, 11 H 1. Voir J.-L. Lemaitre, Répertoire des documents nécrologiques français, ici t. 2, Paris, 1980 (Recueil des historiens de la France, obituaires, VII), n° 2617 [cité ensuite : Lemaitre, 2617].
15 Rodez, ADAveyron, 11 H 14.
16 Rodez, ADAveyron, 11 H 97.
17 Rodez, ADAveyron, 11 H 4, 5, 7, 13, 16, 20…
18 Rodez, ADAveyron, 11 H 85.
19 Rodez, ADAveyron, 11 H 87.
20 Rodez, ADAveyron, 11 H 91.
21 Rodez, ADAveyron, 11 H 92.
22 Rodez, ADAveyon, 11 H 95, 96.
23 Rodez, ADAveyron, 11 H 98, 99
24 Rodez, ADAveyron, 11 H 106, 165, 209, 211, 266 ou 267, par ex. Voir Lemaitre, 2618, nota.
25 Rodez, ADAveyron, 11 H 90.
26 Rodez, ADAveyon, 11 H 10 et 11 : Lemaitre, 2615-2616. On notera l’étude que J.-L. Lemaitre a déjà consacrée aux obituaires des franciscains de Rodez : J.-L. Lemaitre, « L’‘obituaire’ des Cordeliers de Rodez, dans Sainte Claire en Rouergue. VIIIe Centenaire de sainte Claire. Présence franciscaine et clarisse en Rouergue. Conférences du colloque de Millau, 29 sept.-3 oct. 1993, Millau, 1994, p. 82-90.
27 Avec cependant des résultats de quêtes : Rodez, ADAveyron, 11H29. Voir aussi ibid., 11 H 30, 33, 34, 35, 36, 37, 38…
28 Rodez, ADAveyron, 11 H 80. Voir aussi 11 H 81 à 84.
29 Voir par exemple les remarques de G. Paloc, « Les frères Prêcheurs et la ville : l’exemple de Millau », dans L’ordre des Prêcheurs et son histoire en France méridionale, Toulouse, 2001 (Cahiers de Fanjeaux, 36), p. 81-98, sur la fondation mouvementée du couvent dominicain de Millau, face aux consuls récalcitrants.
30 P. Bertrand et L. Viallet, « La quête mendiante. Espace, pastorale, réseaux », à paraître dans L’Historien en quête d’espaces : dimension spatiale et analyse historique. Actes du colloque de Clermont-Ferrand, 13-15 mai 2002, sous presse.
31 Cf. le colloque « L’economia dei conventi dei frati Minori e Predicatori fino alla metà del Trecento », qui s’est tenu à Assise du 9 au 11 octobre 2003, mais aussi les travaux du groupe « économie des ordres mendiants » dirigé par N. Bériou et J. Chiffoleau. Pour une comparaison avec les mendiants du Nord, voir P. Bertrand, Commerce avec dame Pauvreté, op. cit. note 4.
32 J.-L. Lemaitre, « Les catalogues médiévaux et le pillage des bibliothèques languedociennes », dans Livres et bibliothèques, xiiie-xve siècle, Toulouse, 1996 (Cahiers de Fanjeaux, 31), p. 19-57, notamment p. 25. Cependant, quatre manuscrits médiévaux de la Bibliothèque municipale de Rodez au moins peuvent être rattachés, avec certitude ou forte présomption, au couvent dominicain, tandis qu’un manuscrit se trouve à la Bibliothèque municipale de Toulouse et deux autres à Rome, aux Archives générales de l’ordre dominicain (couvent Sainte-Sabine).
33 Rodez, ADAveyron, 11 H 85.
34 Rodez, ADAveyron, 1 L 1973.
35 G. Duby, L’histoire continue, Paris, 1991, p. 35.
Un cartulaire est un recueil de copies de ses propres
documents établi par une personne physique ou morale, qui, dans un
volume ou
plus rarement dans un rouleau, transcrit ou fait transcrire
intégralement ou
parfois en extraits, des titres relatifs à ses biens et à ses droits et
des
documents concernant son histoire ou son administration, pour en assurer
la
conservation et en faciliter la consultation [Définition extraite de : Vocabulaire
international de diplomatique,
M. Cárcel Orti, éd., Valencia, 1994, p. 35-36].
La création de la section de diplomatique, au sein de l’Institut
de recherche et d’histoire des textes en 1942, entraîna le souhait très vif de
voir mis en œuvre un nouveau Répertoire
des cartulaires français, l’ouvrage bien connu d’Henri Stein étant déjà
considéré comme perfectible. Parallèlement, les collaborateurs et
collaboratrices de la section partirent à la chasse aux manuscrits, établissant
régestes, notices descriptives et analyses de contenu. Dans les années
soixante, Jacqueline le Braz fit paraître dans le Bulletin de l’IRHT un répertoire sommaire des cartulaires des
diocèses de Laon, Soissons et Châlons-sur-Marne ; mais c’est en 1965 que
fut réellement prise la décision de publier un répertoire des cartulaires
français. Comme le fameux répertoire des sources économiques et sociales, le
« Bautier-Sornay », prenait son essor et se consacrait aux archives
des principautés et aux archives seigneuriales de la Provence, du Comtat
Venaissin, du Dauphiné et de la Savoie, non moins qu’aux archives
ecclésiastiques de ces régions, Jean Glénisson, alors directeur de l’IRHT,
proposa que le nouveau répertoire des cartulaires traite de ces régions, du
Sud-Est. C’est ainsi que commença une entreprise dont les résultats furent
publiés en 2003. Deux nouveaux programmes ont pris la relève : la base de
données « Cartulaires » et la « typologie des cartulaires
médiévaux ».
sous la direction de P. Bertrand
Édition en ligne de la base CartulR sur Telma : un répertoire en cours, évolutif, de plus de huit mille cinq
cents manuscrits, destiné à faire le point sur nos connaissances en matière de
cartulaires médiévaux et modernes, couvrant principalement l’espace français.
Ce répertoire se veut provisoire et se reconnaît sujet à amélioration,
amendements, corrections et additions.
Les structures de cette entreprise ont été jetées dès 2001. Elle
veut tout d’abord proposer un instrument scientifique sur trois niveaux. Le
premier, c’est le niveau de l’outil au service des recherches de la section de
diplomatique de l’IRHT, devant permettre à terme la gestion et la réunion des
données nécessaires à l’établissement de nouveaux répertoires de cartulaires à
l’image de celui couvrant le Sud-Est de la France. Le second niveau est le
niveau de l’information globale. La banque de données propre à la section sera
mise complètement à la disposition du public scientifique, mais uniquement sur
place, à l’IRHT, dans un premier temps. Sur l’Internet, la section de
diplomatique propose une version allégée, un « petit » répertoire des
cartulaires français en ligne, proposant un ensemble de données au faciès
similaire à celles de l’ouvrage d’Henri Stein ; mais aussi un répertoire
en devenir, destiné à s’accroître et à être corrigé, amendé, amélioré au fil
des années et des nouvelles enquêtes de l’IRHT. Le troisième niveau est celui
de l’utilisation diplomatique ou historique de nos données. Mises en séries,
classées, rapprochées, les milliers de notices de la base de données
permettront des traitements statistiques de tout type : diplomatique ou codicologie
quantitative, etc. La confrontation des notices permettra également, on s’en doute,
des enquêtes qualitatives.
Une réflexion ample s’impose sur les cartulaires médiévaux,
ne serait-ce que parce que définir son objet est un préalable à toute enquête -
sans compter que ces dernières années ont déjà amené une riche moisson en la
matière. Une typologie est-elle envisageable ? Sans aucun doute. Un
cartulaire du xiie s.
ne ressemble pas à un cartulaire du xviiie
s. ; et entre un cartulaire bénédictin du xiie
s. et un cartulaire d’ordre mendiant du xve
s., les différences sont marquantes, aussi bien pour la forme, l’aspect
extérieur que pour le fond, le contenu. Si un cartulaire ecclésiastique
ressemble de prime abord à un cartulaire municipal, des différences importantes
n’en sont pas moins à signaler, dans le contenu - ce ne sont pas les mêmes
types d’actes qui y sont copiés - ou dans la forme codicologique - en effet,
souvent, le registre de la municipalité ne contient pas qu’un cartulaire :
on y trouve des « pièces annexes » très particulières et dont la
singularité n’échappe à personne : statuts, textes de serments...Plusieurs axes
peuvent guider cette typologie : diachronique, institutionnel... et bien d’autres
peuvent être proposés : autant de façons d’envisager l’histoire. Complétée
d’une enquête historique, l’on pourra tirer de cette typologie, outre l’inscription
du genre dans le temps et dans l’espace, des conclusions historiques
fondamentales concernant les fonctions de ces cartulaires
De cette grande enquête sortira une publication dans la collection « Typologie des sources du Moyen Âge occidental » (éditions
Brepols).
Bourlet,
C., « Les Cartulaires
municipaux du nord de la France
: quelques éléments pour une typologie ». Actes
de la journée d’étude sur Les cartulaires urbains au Moyen Âge (xiiie-xve
siècles) tenue le samedi 9 décembre 2006, Université du Québec à Montréal
(à paraître dans Memini, Montréal, 2009)
Bertrand, P., Bourlet, C., Hélary, X., « Vers une typologie des cartulaires
médiévaux », dans Les Cartulaires
méridionaux, Actes du colloque
organisé à Béziers les 20 et 21 septembres 2002 par le Centre de recherche et
d’études mdiévales sur la
Méditerranée occidentale (E.A. 3764, Université Paul-Valéry –
Montpellier III) Paris, Ecole nationale des Chartes, 2006, p. 7-20.
Bertrand, P., dir., CartulR
- Répertoire des cartulaires médiévaux et modernes, Orléans, Institut de
Recherche et d’Histoire des Textes, 2006 (Ædilis, Publications scientifiques,
3). [En ligne]
Bertrand, P., « La base de données “Cartulaires” de la section de
diplomatique de l’IRHT », dans Le
Médiéviste et l’ordinateur, 42, 2003, p. 37-42. [En ligne]
Bertrand, P., « La base de données “Cartulaires” de la
section de diplomatique de l’Institut de recherche et d’histoire des textes
(Orléans) et l’entreprise du Répertoire des Cartulaires français » dans Resourcing sources, K. Keats-Rohan, éd.,
Oxford, 2002 (Prosopographica et Genealogica, 7), p. 145-152.
Le site orléanais de la section de diplomatique est ouvert aux lecteurs de 10h à 18h.
Les ressources de la section n’étant pas d’un accès toujours aisé, ni toujours en accès libre, il est indispensable de prendre rendez-vous.
Contact : S. Barret.
Adresse : IRHT, Centre Augustin-Thierry, section de diplomatique, 3B avenue de la Recherche Scientifique, 45071 Orléans cedex 2.
Collection de microfilms recensés dans le Répertoire des microfilms de cartulaires français consultables à l’IRHT (Orléans-Paris, 1993). Pour certains microfilms, il existe des agrandissements (liste à la section).
Éditions de cartulaires, cartulaires factices, recueils de chartes, bullaires, etc. : pour la France (env. 600 vol.), autres pays d’Europe (env. 200 vol.)
Documentation réunie sur les cartulaires :
Fichier sous Excel indiquant les éditions de cartulaires et de recueils d’actes existantes (ouvrages, articles, tirés à part, thèses, etc.), qu’elles soient ou non présentes dans la section, ainsi que les études parues sur les cartulaires.
Dossiers par établissement ayant généré un cartulaire (en cours de constitution).
Fichier bibliographique de travaux concernant les cartulaires et la diplomatique.
Éditions des actes des rois (pour la France principalement).
Éditions des registres des papes et ouvrages les concernant.
La numérisation de ce fonds est en cours et devrait conduire à sa mise en ligne d'ici 2014 [au 07.01.2013]
Documentation concernant principalement les cartulaires de la province de Reims et, dans une mesure moindre, ceux d’autres provinces ecclésiastiques, ainsi que quelques obituaires, bullaires, etc. Chaque dossier, consacré à un manuscrit, comprend au moins une notice de manuscrit (codicologie, nombre, siècles et auteurs des actes) et, en général, un regeste acte par acte (date, auteur, analyse plus ou moins succincte) de l'ensemble des actes, ainsi qu’une ou plusieurs tables (le plus souvent onomastique). Cet ensemble comprend aussi un fichier récapitulatif des noms de personne et de lieu citant les occurrences et donnant leurs références (cote du ms, fol., date de l’acte, numéro de l’acte) ; un fichier de termes latins ou français utilisés dans ces manuscrits avec leurs occurrences ; un fichier de dépouillement onomastique du Cartulaire blanc de Saint-Denis (AN LL 1157-1159).
Dépouillement de l’inventaire par Delisle des chartes originales de la BNF (P.O., boîtes IV-XIX et XX à 1459).
Comme pour les cartulaires, la section a réuni des microfilms et des agrandissements d’obituaires, des éditions (env. 115 vol.) et des dossiers de documentation classés par établissement. Pour certains obituaires de la province de Reims, il existe des regestes (voir supra).
La section possède également des microfilms de documents d’archives médiévaux acquis la plupart du temps à la demande des lecteurs : séries comptables, censiers, terriers, pouillés, actes originaux, etc.
Une collection complète d’éditions de pouillés est consultable à la section (env. 25 vol.).
Sont disponibles les cédéroms des Registres des papes conservés au Vatican, consultables à Orléans et à Paris sur rendez-vous.
La section possède une importante collection d’ouvrages de diplomatique et concernant les sciences auxiliaires. En outre elle donne accès à de nombreux ouvrages de référence, en particulier : dictionnaires topographiques et onomastiques, répertoires d’institutions, ouvrages de prosopographie, ainsi que des usuels. On notera la présence d’une collection de Guides et Inventaires d’archives départementales (env. 1 000 vol.).
L’antenne parisienne de la section de diplomatique est ouverte aux lecteurs de 9h à 17h.
Les ressources de la section n’étant pas d’un accès toujours aisé, ni toujours en accès libre, il est indispensable de prendre rendez-vous.
Contacts : C. Bourlet — pour le Corpus Philippicum : Élisabeth Lalou, Xavier Hélary.
Adresse : IRHT, Centre Felix-Grat, section de diplomatique, 40 avenue d’Iéna, 75116 Paris.
L’antenne parisienne dispose des doubles de l’ensemble des microfilms de la diplomatique, à l’exception des pochettes 21000 à 27.000 (série incomplète à Paris) et de la série des microfilms commençant par « DS », conservées pour l’instant uniquement à Orléans. Il est néanmoins possible, sur demande, de les faire venir pour consultation à Paris.
L’antenne parisienne met à disposition des lecteurs une collection de doubles des notices, regestes et tables de cartulaires conservés à Orléans (il y manque cependant quelques items) . Pour leur contenu, voir ci-dessus le point 1.4 des ressources du centre Augustin-Thierry.
Inventaire informatisé (cote, établissement concerné, date, auteur(s), destinataire.) de la série L (2200 actes) et d’une partie de la série S des Archives nationales concernant les établissements ecclésiastiques. Collection partielle de tirages photographiques de ces documents.
Inventaire informatisé des sources de l’histoire économique et sociale (jusqu’à 1500) des établissements ecclésiastiques parisiens conservés dans les dépôts parisiens et particulièrement aux Archives nationales.
Comme son nom l’indique, ce fonds doit son origine au legs par Anne Terroine, chercheur du CNRS attaché à l’IRHT, de l’ensemble de la documentation qu’elle avait constitué au cours de ses recherches sur la bourgeoisie parisienne.
Le fonds est formé d’une bibliothèque spécialisée d’histoire de Paris et d’un ensemble de dossiers de dépouillement d’archives, qui se décompose en :
Le « Corpus philippicum » est un
ensemble de dossiers, d’instruments de travail et de fichiers concernant
le règne de Philippe IV le Bel (1285-1314). Il est l’œuvre de Robert
Fawtier (1885-1966) qui en conçut l’idée et dirigea les dépouillements
dans les institutions de conservation de France et de l’étranger. Il
regroupe les dossiers et fichiers suivants :
| Fichier(s) attaché(s) | Taille |
|---|---|
| Liste des CD-roms des registres des papes conservés à la section de diplomatique | 24.29 Ko |
Bourlet C., Fossier L., « Avant-propos
et index du rôle de la taille de 1292 », dans H. Géraud, Paris sous Philippe-le-Bel d’après des
documents originaux et notamment d’après un manuscrit contenant le Rôle de la
Taille imposée sur les habitants de Paris en 1292, Paris, 1837
(réimpression Niemeyer, 1991).
Bourlet C., « L’anthroponymie
à Paris à la fin du xiiie
siècle d’après les rôles de la taille du règne de Philippe le Bel » dans Genèse médiévale de l’anthroponymie moderne.
Persistances du nom unique, désignations et anthroponymie des femmes, II,
2, Tours, 1992, p. 9-44.
Bourlet C., « Trois listes d’impôt
parisiennes du règne de Philippe VI », dans Bibliothèque de l’École des chartes, 156, 1998, p. 547-572.
Le projet d’édition de la
correspondance parisienne de Francesco di Marco Datini conservée dans l’Archivio
di Stato à Prato (Italie) est le fruit de la collaboration scientifique entre
plusieurs chercheurs. Jérôme Hayez, chargé de recherche attaché à l’IHMC, en
assure l’édition et effectue le repérage de la documentation complémentaire
dans les fonds d’archives italiens. Mathieu Arnoux, professeur à l’université
de Paris VII et directeur d’études à l’EHESS en assure la mise en contexte
dans le réseau européen des échanges commerciaux et Caroline Bourlet et les
membres du séminaire sur Paris au Moyen Âge sont associés à l’identification
des milieux des affaires parisien.
Le microfilmage de la presque
totalité de la documentation a été réalisé en 1999-2000, aux frais de l’IRHT,
sous la responsabilité de Jérome Hayez, le service photographique de l’IRHT a
effectué la numérisation et la fabrication de deux cédéroms sous la direction
de Gille Kagan. Des campagnes complémentaires de microfilmage ont eu lieu en
2001 et 2002.
Bourlet C., Arnoux M., Hayez J., « Projet
d’édition imprimée et numérisée des lettres parisiennes du Carteggio Datini »,
dans Mélanges de l’École française de
Rome. Moyen Âge, 117/1, 2005.
Fondé en 1998 et organisé
conjointement par l’IRHT et le LAMOP (Laboratoire de médiévistique occidentale
de Paris - UMR 8589), ce groupe de travail est ouvert à tous les enseignants,
chercheurs et doctorants travaillant sur Paris. Il s’est fixé pour objectif d’être
un lieu de réflexion et de discussion sur l’histoire de Paris au Moyen Âge, ses
sources et ses méthodes et de donner, ainsi, une meilleure visibilité aux
recherches trop dispersées tout en permettant une meilleure coordination entre
elles.
L’édition en ligne des résumés
des séances de travail est disponible sur le site Ædilis.
Publications
collectives en cours des travaux du groupe de travail :
La mesure des prix, salaires et fortunes à Paris, xiiie - début xvie
siècle. Sources et méthodes, publication
de trois années de travaux du groupe de travail sur l’argent à Paris au Moyen
Âge.
Bove B., Bouhaïk M., Bourlet C., Descamps B., Le
Maresquier, Y.H., « Du proche au lointain : essais de restitution de
l’espace vécu à Paris à la fin du Moyen Âge », à paraître dans Bulletin de la société de l’Histoire de
Paris et de l’Île-de-France, 2009.
Accueil des lecteurs :
Rendez-vous indispensable pour la première visite, les horaires d’accueil sont
ensuite les horaires normaux d’ouverture de l’IRHT (cf. la fiche ressources)
Ressources et documentation (cf.
fiche ressources, fonds Terroine)
Le Groupe de recherche 3177
« Diplomatique » du CNRS organise un stage de diplomatique médiévale
sur trois jours, du 6 au 8 juin 2011. Cette formation est destinée aux
étudiants de master (1 et 2) et de doctorat dont les recherches portent sur la
diplomatique médiévale ou comportent un volet important d’analyse de documents
qui en relèvent (chartes, diplômes, cartulaires, registres, comptabilité…) Elle
aura lieu aux Archives nationales et accueillera quinze stagiaires au maximum.
Sous réserve de disponibilité des places, pourront éventuellement être admis
des auditeurs libres issus de spécialités autres qui justifieraient de leur
intérêt à suivre le stage.
Outre les séances thématiques
animées par divers intervenants (voir programme ci-dessous), trois séances
d’atelier seront consacrées à la présentation et à la discussion en commun de
dossiers documentaires présentés par les stagiaires, correspondant à tout ou
partie des sources employées pour leurs travaux. Ils seront priés de faire
parvenir leurs dossiers à l’organisation deux semaines avant le début de la
formation, afin que l’organisation puisse procéder aux reproductions
nécessaires. Il est attendu des stagiaires qu’ils participent à toutes les
séances ; en cas d’accord pédagogique et administratif des établissements
et des enseignants concernés – question à régler individuellement –, la
présentation du dossier associée à la participation au stage pourra
éventuellement donner lieu à validation dans les cursus concernés. En tout état
de cause, un certificat de participation sera remis aux stagiaires et auditeurs
à l’issue des trois jours.
Les frais de déplacement, de
logement et de nourriture des stagiaires (mais non des auditeurs libres) seront
pris en charge par l’organisation du stage dans les limites d’un plafond
forfaitaire ; il leur reviendra d’acheter leurs titres de transport (en se
basant sur un tarif de train en seconde classe) et de réserver leur
hébergement.
Les candidats intéressés sont
priés de faire parvenir les pièces suivantes avant le 15 mars 2011 à l’organisation
du stage, soit par voie électronique, à sebastien [dot] barret [at] cnrs-orleans [dot] fr,
soit par voie postale en adressant leur dossier à : CNRS-IRHT, Section de
diplomatique, stage de diplomatique médiévale, 40 avenue d’Iéna, 75116
Paris :
Le choix des candidats retenus
aura lieu fin mars ; les postulants seront informés aussi vite que
possible des résultats de leur démarche.
Le GDR
Rassemblant huit
équipes de recherche sous la direction de Paul Bertrand, le GDR 3177 – CNRS est
né en 2007. Il est entièrement consacré aux recherches en diplomatique médiévale
(voir aussi : http://www.gdr-diplomatique.net/).
Son objectif est de
favoriser les rencontres et les échanges entre spécialistes, diplomatistes et
historiens, et, ce faisant, de développer les recherches en diplomatique,
fournissant un cadre de formation autant que de rencontre.
Le stage a été
pensé pour répondre à ces deux objectifs. Il s’adresse à de jeunes chercheurs
souhaitant commencer une thèse ou à des doctorants que leurs travaux amènent à
s'intéresser aux documents relevant de la diplomatique médiévale. Il offre aux
participants la possibilité de présenter et discuter leurs propres recherches
dans le domaine de la diplomatique médiévale en présence des intervenants du
stage.
Déroulement du stage
Les trois journées
de stage s'organisent en deux temps : des matinées consacrées à des
interventions de spécialistes en diplomatique médiévale, sur des thèmes
généraux, et des après-midis réservés à des travaux sur les dossiers de
documents présentés par les stagiaires. Au cours de ces ateliers, les
participants sont invités à présenter leurs travaux et leurs orientations de
recherche, afin de bénéficier de conseils des chercheurs présents.
Programme
prévisionnel
6 juin : Leçon
introductive de diplomatique générale (matin, intervenant pressenti :
Olivier Guyotjeannin) – séance d’atelier (après-midi).
7
juin :
Les actes écrits des ixe-xiie siècles ; Utilisation,
réception et conservation de la documentation (matin, intervenants pressentis :
Laurent Morelle, Benoît-Michel Tock, Pierre Chastang, Sébastien Barret) – séance
d’atelier (après-midi).
8 juin : Les actes
écrits des xiiie-xve siècles ; les
documents de gestion et d'administration (matin, intervenants pressentis :
Olivier Canteaut, Ghislain Brunel, Armand Jamme, Paul Bertrand) – séance
d’atelier (après-midi).
Les repas, le
logement et le transport seront financés par le GDR dans les limites d’un
plafond forfaitaire (sauf pour d’éventuels auditeurs libres).
| Fichier(s) attaché(s) | Taille |
|---|---|
| GDR3177_stage_2011_preinscription.doc | 31 Ko |
| GDR3177_stage_2011_preinscription.pdf | 55.09 Ko |
| GDR3177_stage_2011_plaquette.doc | 65.5 Ko |
| GDR3177_stage_2011_plaquette.pdf | 73 Ko |
| GDR3177_stage_2011_courrier_accompagnement.doc | 133 Ko |
| GDR3177_stage_2011_courrier_accompagnement.pdf | 121.35 Ko |
L’antenne parisienne de la section de diplomatique est ouverte aux lecteurs de 9h à 17h.
Les
ressources de la section n’étant pas d’un accès toujours aisé, ni
toujours en accès libre, il est indispensable de prendre rendez-vous .
Contact : C. Bourlet
Adresse :IRHT, Centre Felix-Grat, section de diplomatique , 40 avenue d’Iéna, 75116 Paris.
| abbaye de Saint Magloire, Petit cartulaire | Arch. nat., LL 39 |
| abbaye de Saint Magloire, Grand cartulaire | BnF, lat. 5413 |
| abbaye Saint Éloi, cartulaire-censier | Arch. nat., LL 75 |
| chapitre Sainte Opportune, cartulaire | Bibl. Vat. Rossi 471 |
| Geoffroy de Saint Laurent, cartulaire | Arch. nat., LL 40 |
| abbaye de Saint Magloire, analyse des deux cartulaires (lacune des 3 premiers folios) | Brit. Lib., Add. 11535, fol. 127-168 |
| Hôpital des Quinze-Vingt, cartulaire (médiocre) | Arch. des Quinze-vingt, 5848 (perdu) |
| Archevêché, censier, 1373 | Arch. nat. S* 1253 |
| Censive du roi, terrier du roi, copie XVII e s. du terrier de 1437 (et 1391) (mauvais) | BnF 8611 |
| Hôpital Saint Jacques aux Pélerins, comptes | Arch. A.P., C 2248 |
| abbaye de Saint Magloire, censier | Arch. nat., S 1194 |
| Archevêché, terrier (uniquement censive Saint Magloire) | Arch. nat., S* 1299 et S* 1300 |
| Taille, rôles 1292 | BnF, fr. 6220 |
| Taille, rôles de 1296-1300 | Arch. nat. KK 283 |
| Taille, rôles de 1313 | BnF, fr. 6736 |
L’antenne parisienne de la section de diplomatique est ouverte aux lecteurs de 9h à 17h. Les
ressources de la section n’étant pas d’un accès toujours aisé, ni
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Contact : C. Bourlet
Adresse : IRHT, Centre Felix-Grat, section de diplomatique , 40 avenue d’Iéna, 75116 Paris.
| Hôpital Saint Jacques aux Pélerins, comptes (1324 à 1333) | Arch. A.P., C 2249, 1324-1325 ; C 2250, 1325-1326 ; C 2251, 1326-1327 ; C2252, 1327-1328 ; C 2253, 1328-1329 ; C 2254, 1329-1330 ; C 2255, 1331 ; C 2256 , 1331-1332 ; C 2257 , 1332-1333 |
| Temple, censiers et cueillerets, 1258 | Arch. nat., MM 128 (double) |
| Temple, censiers et cueillerets (1351, 1358, 1360, 1362, 1376) | Arch. nat., S 5586 1 à 5 |
| Archevêché, censier (1373) | Arch. nat. S* 1253 |
| abbaye de Saint Magloire, censier (1274) | LL 39, fol. 1-16 |
| abbaye de Saint Magloire, censier (1296) | Arch. nat., S 1193, n° 4 |
| abbaye de Saint Magloire, nouveaux acquets (1324 et s.d. [XIVe s.]) | Arch. nat., L 441 n° 5 et 25 |
| abbaye de Saint Magloire, nouveaux acquets (1402) + dactylo | Arch. nat., S 6862 n° 2 |
| abbaye de Saint Magloire, cens et rentes de l’office de la Cene (date ?) | Arch. nat., L 441 n° 1 |
| abbaye Saint Éloi, censier (uniquement) | Arch. nat., LL 75 |
| abbaye Saint Martin des Champs, censier (1293 et 1300) | Arch. nat. LL 1378 |
| abbaye Sainte Geneviève, censier uniquement (1243) | Bibl. Ste Gen. 351 |
| abbaye Sainte Geneviève, censier (1247-1259). | Bibl. Ste Gen. 579, fol. 31v-(fin) + trad. des fol. 1-23v |
| abbaye Sainte Geneviève, censier (1276) | Arch. nat., S 1626 1 |
| abbaye Sainte Geneviève, défauts de paiement (1330-1337) | Arch. nat., S 1626 2 |
| abbaye Sainte Geneviève, censier (1343) | Arch. nat., S 1626 3 |
| chapitre Saint Germain l’Auxerrois (XIIIe -XIVe s.). Transcriptions d’actes | Arch. nat., S 60 à 63, S 74, S 79, S 80 à 82. |
| chapitre Sainte Opportune (XIIIe -XVe s.). Transcriptions d’actes | Arch. nat., L 617, L 692, S 1959-60, S 1963-1970, S 1973, S 1975 B . |
| Rôles de la taille du règne de Philippe le Bel | 1297, 1298, 1300 |