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Langue

Iolanda Ventura

Diplômes

 

Maturità Classica, 1987/88 (Lycée-Gymnase “T.
Tasso”, Salerne, Note : 60/60).

Laurea de Lettres (Section : Classico),
1991/92 (Università degli Studi, Salerne. Note : 110/ 110, avec les
félicitations) :

Titre du mémoire : Per un’iconografia critica e letteraria di Brunetto
Latini
. Directeur : Prof. Massimo Oldoni.

Titre de Dottore di Ricerca (Univ. degli Studi, Firenze [siège lié à
l’Univ. degli Studi, Salerne], 1998/99 (Soutenance : 23 Février 1999).    

Titre de la thèse : Il ‘Liber Similitudinum Naturalium’ di Corrado di
Halberstadt
. Directeurs : Prof. Dr. Massimo Oldoni (Salerne) – Prof. Dr.
Paul Gerhard Schmidt (Albert-Ludwigs-Universität, Freiburg im Breisgau).

 

 

Formation

 

Congrès international : “L’Enciclopedismo Medievale”, San Gimignano, 7-9
oct. 1992 (bourse) ;

Colloque international : “L’Umanesimo Civile”, 1-15 mars 1993
(bourse) ;

XIVe Congrès international : “Il senso della storia
nella cultura medievale italiana (1100-1350)”, Pistoia, 14-17 mai 1993 (bourse)
;

Colloque international : “Umanesimo e retorica, poetica e storia”, San
Gimignano, 27-28 mai 1994 (bourse) ;

Colloque international : “Les Manuscrits des lexiques et glossaires de
l’Antiquité tardive à la fin du Moyen-âge”, Erice, Centro Studi Ettore
Maiorana, 23-30 sept. 1994 (bourse) ;

XXXIe Congrès historique international “Federico II
e le nuove culture” (Todi, 9-12 oct. 1994, (bourse).

 

 

Activités de recherche

 

Parallèlement aux études universitaires, perfectionnement de la langue et
de la culture allemande, notamment par la fréquentation des cours d’été pour
étudiants étrangers (Université d’Heidelberg, 1992 et 1993).

  • 1994/95 : cours de perfectionnement “La Tradizione dell’Antico dal Medioevo
    al Rinascimento” (bourse), avec des séjours d’étude auprès :

-         
de
l’Università degli Studi à Sienne (Centro Interdipartimentale di Studi di
Antropologia Antica); de l’Ecole normale supérieure de Pise ; du Centro
Italiano di Studi sul Rinascimento (Florence); de l’Istituto e Museo di Storia
della Scienza (Florence); de la SISMEL – Fondazione Ezio Franceschini
(Florence); du Warburg Institute (Londres).

  • A partir de 1995/96, Università degli Studi, Florence : étudiante du XIe cycle de Doctorat de recherche en philologie
    médiolatine ; le 23 Février 1999 : soutenance de la thèse de doctorat.
  • Avril 1999 – février 2000, Westfälische Wilhelms-Universität, Münster :
    collaboratrice (Wissenschaftliche Mitarbeiterin, BAT IIa/2) au projet de
    recherche (Sonder-forschungsbereich) 231 : Pragmatische Schriftlichkeit im
    Mittelalter
    , dans le cadre du “Projekt D” : Die Rolle der
    Enzyklopädie im Mittelalter
    , s. dir. Prof. Dr. Christel Meier-Staubach.
  • 1999/2000, Dipartimento di Latinità e Medioevo dell’Università degli Studi,
    Salerne : Bourse de recherche postdoctorale (cofinancement U.E.), section
    “Sciences historiques et sociales”.
  • Juin 2001 – juin 2004, Univ. degli Studi, Salerne, Dipartimento di Latinità
    e Medioevo : bourse de recherche. Recherches sur la littérature encyclopédique
    de la fin du Moyen Âge (spécialement pour l’espace germanique), sur la
    réception de la botanique et de la pharmacologie dans les compilations
    encyclopédies de la fin du Moyen Âge, sur la postérité des Problemata pseudo-aristotéliciens.
  • Juillet 2004 – juin 2006, Westfälische Wilhelms-Universität, Münster,
    Seminar für Lateinische Philologie des Mittelalters : Contrat à durée
    déterminée financé par la Deutsche Forschungsgemeinschaft (DFG). Fonction de
    rédactrice centrale et de coordonnatrice de l’édition internationale (22
    collaborateurs) de l’encyclopédie De proprietatibus rerum de Barthélemy
    l’Anglais.
  • Octobre 2006- septembre 2007, Université Nancy 2, ARTeM, Atelier
    Vincent de Beauvais : bourse de recherche post-doc. Recherches sur les
    sources médicales et pharmacologiques, en particulier sur les textes de
    botaniques, et sur leur réception et utilisation dans les encyclopédies du
    XIIIe siècle. Dans ce cadre, une analyse des sources utilisées par Vincent de
    Beauvais dans son exposition de la botanique dans les livres IX-XIV du Speculum
    naturale
    est en préparation. La conclusion de l’activité de recherche est
    prévue pour septembre 2007.
  • Octobre 2007-septembre 2009, Université Catholique de Louvain, Unité
    d’Histoire du Moyen Age : bourse de recherche post-doc dans le cadre du
    projet « Cyclopes » coordonnée par M. le Prof. Godefroy de Callataÿ e
    M. le Prof. Baudouin Van den Abeele. Recherches sur la transmission du savoir
    médical entre encyclopédies et œuvres spécifiques (traités, recueils de questions,
    etc ;).
  • Novembre 2009-février 2010 : l’Institut de Philosophie
    (« Istituto di Filosofia ») de l’Université de Padoue : contrat
    de collaboration extérieure. Fonction d’éditrice scientifique des locutiones academicae de l’Université de
    Padoue (XVIIe- XVIIIe siècle) conservé dans les recueils
    manuscrits n. 574 et 575 de l’Archive de l’Université de Padoue (projet
    coordonné par M. le Prof. Gregorio Piaia et M. le Dr. Marco Forlivesi).
  • Octobre 2009 – août 2011 : Westfälische Wilhelms-Universität, Münster,
    Seminar für Lateinische Philologie des Mittelalters : Contrat à durée
    déterminée financé par la Deutsche Forschungsgemeinschaft (DFG). Fonction de
    rédactrice centrale et de coordonnatrice de l’édition internationale (22
    collaborateurs) de l’encyclopédie De proprietatibus rerum de Barthélemy
    l’Anglais. La conclusion du contrat est prévue pour le 30 Septembre 2012.
  • Actuellement, titulaire de la
    Chaire d’Excellence « Histoire des savoirs scientifiques du Moyen
    Age » (Université d’Orléans / CNRS, IRHT [UPR 841]) et MCF en Epistémologie
    et histoire des sciences et des techniques (Section 72 du CNU) à l’Université
    d’Orléans.

 

 

Activités d'enseignement

 

  • Avril 2004-avril 2010, Université de Salerno (Italie), Faculté de Lettres
    et Sciences Humaines : Visiting Professor (=Docente a Contratto)
    d’Histoire de l’Ecole Médicale de Salerne (Cours supérieur d’Histoire de la
    Médecine Ancienne et Médiévale, destiné aux étudiants de M1 et M2
    [« Laurea Specialistica/Laurea Magistrale »] en Philosophie).
  • Avril 2010-, Westfälische Wilhelms-Universität Münster, Seminar für
    Lateinische Philologie des Mittelalters und der Neuzeit : chargée de cours
    (Lehrbeuftragte) en littérature latine médiévale, en particulier des cours
    supérieurs („Seminare/Übungen“).
  • Avril 2008-avril 2010, Membre du Comité de Coordination (=Collegio dei
    Docenti) de l’Ecole Doctorale en Philosophie et Science Antique et Médiévale
    FiTMU, Università degli Studi di Salerno (Dir.: Prof. Dr. Giulio D’Onofrio).
    Dans ce cadre, co-promotor et évaluateur de Thèses de Doctorat en Philosophie
    et Histoire Médiévale. Dans le cadre de cette école doctorale, activité de
    directrice et « external advisor » de thèse en philosophie,
    théologie, et littérature médiévale.
  •  Nombreuses conférences et séminaires offerts dans le cadre de différents cours
    de master et écoles doctorales en Italie, France, Belgique, Allemagne,
    République Tchèque et États Unis.
  •  Actuellement, responsable de
    cours en Histoire des sciences et Paléographie latine médiévale à l’Université
    d’Orléans.
Présentation activités
Rôle IRHT et responsabilités: 

Titulaire de la
Chaire d’Excellence « Histoire des savoirs scientifiques du Moyen
Age » (Université d’Orléans / CNRS, IRHT [UPR 841]) et MCF en Epistémologie
et histoire des sciences et des techniques (Section 72 du CNU) à l’Université
d’Orléans.

Discipline: 
Histoire des sciences
Domaine d’étude linguistique: 
Latin
Recherches: 

Liste des travaux et publications

A. Livres

 

    Parus

[A.1.] D.
von der Nahmer, Bibbia ed agiografia altomedievale (Bibel und
hochmittel-alterliche Hagiographie)
, Napoli, Liguori, 2002 (Nuovo
Medioevo
, 48) : traduction et préparation de l’édition italienne.

 

[A.2.] G. Vinay, Alto
Medioevo Latino. Conversazioni e no
, Napoli, Liguori, 20032 (Nuovo Medioevo, 14) : préparation de
la nouvelle édition s. dir. Prof. M. Oldoni – I. Pagani, avec C. Bottiglieri.

 

[A.3.] Bartholomaeus Anglicus, De proprietatibus rerum. Volume VI :
Liber XVII
,
éd. I. Ventura, Turnhout, Brepols, 2007 (De diversis artibus
79, N . S. 42). Edition critique du livre XVII du De proprietatibus
rerum
de Barthélemy l’Anglais, dans le cadre du projet international
d’édition critique coordonné par C. Meier
(Westfälische-Wilhelms-Universität Münster), H. Meyer
(Westfälische-Wilhelms-Universität Münster), B. Van
den Abeele
(Université de Louvain-la-Neuve), et I. Ventura (Westfälische-Wilhelms-Universität Münster /
Université Catholique de Louvain).

 

[A.4.] Ps. Bartholomaeus Mini de Senis, Tractatus de herbis (MS London,
BL, Egerton 747)
, éd. I. Ventura, Firenze, SISMEL, 2009 (Edizione Nazionale
‘La Scuola Medica Salernitana’, 5).

 

    En préparation

 

[A.5.] Bartholomaeus Anglicus, De proprietatibus rerum, Liber VIII,
éd. I. Ventura, I. Draelants, et E. Frunzeanu, en cours de publication (Turnhout, Brepols, De
diversis artibus). Edition critique du livre VIII du De proprietatibus rerum
de Barthélemy l’Anglais, dans le cadre du projet international d’édition
critique coordonné par C. Meier
(Westfälische-Wilhelms-Universität Münster), H. Meyer
(
Westfälische-Wilhelms-Universität Münster), B. Van
den Abeele
(Université de Louvain-la-Neuve), et I. Ventura (Westfälische-Wilhelms-Universität Münster /
Université Catholique de Louvain).

 

[A.6.] Conrad of Halberstadt, Liber similitudinum naturalium, éd. I. Ventura (MS Berlin, SBPK, Theol. Lat.
fol. 315, f. 1-105r; édition critique du texte latin avec apparat critique,
commentaire, apparat des sources, et introduction générale), à paraître chez
SISMEL – Edizioni del Galluzzo, Florence.

 

[A.7.] Medicina e culture savante tra Medioevo e Rinascimento (titre
provisoire), en préparation.

 

[A.8.] Les recueils de questions scientifiques (titre provisoire),
en préparation.

 

[A.9.] Le Circa instans du Pseudo-Matthaeus Platearius : origine,
sources, trasmission manuscrite et réception
(titre provisoire), en
préparation.

 

 

B. Articles

 

     Parus

 

[B.1.] L’iconografia letteraria di Brunetto Latini, dans “Studi
Medievali” serie III, XXXVIII (1997), pp. 499-528.

 

[B.2.] Mulierem fortem quis
inveniet: la mulier fortis e la figura dell’imperatrice. Riflessioni su un
topos altomedievale,
dans “Schola Salernitana: Annali” III-IV, (1998-1999),
pp. 125-174.

 

[B.3.] Per un’edizione del Tractatus de herbis – Manoscritto Egerton
747,
dans Salerno. Un progetto di paesaggio, éd. P. Capone – P. Galliani, Milano, Guerini e Associati, 2002 (Kepos. Quaderni
28), pp. 129-137.

 

[B.4.] Die moralisierten Enzyklopädien des späteren Mittelalters: ein
Überblick unter Berücksichtigung der “ Lumen anime ”, des
“ Liber de exemplis et similitudinibus rerum ” und des “ Liber
similitudinum naturalium ”
, dans Reti Medievali, Rivista IV
(2003); publication électronique sur www.retimedievali.it

 

[B.5.] Der ‘Liber Similitudinum Naturalium’ Konrads von Halberstadt und
seine Quellen: ein Fallbeispiel aus der naturwissenschaftlichen
Textüberlieferung im Spätmittelalter
, dans ‘Frühmittelalterliche Studien’
35 (2001), pp. 349-406.

 

[B.6.] Per una storia del Circa Instans. I Secreta Salernitana ed il
testo del manoscritto London, British Library, Egerton 747: note a margine di
un’edizione
, dans ‘Schola Salernitana: Annali’ VII-VIII (2003), pp. 39-109.

 

[B.7.] Quaestiones and Encyclopedias. Some aspects of the Late Medieval
Reception of pseudo-Aristotelian Problemata in Encyclopaedic and Scientific
Culture
, dans Schooling and Society. The Ordering and Reordering of
Knowledge in the Western Middle Ages
, éd. A. A. MacDonald – M.W. Twomey, Leuven-Paris-Dudley, Peeters,
2004 (Groningen Studies in Cultural Change, 6), pp. 23-42.

 

[B.8.] L’erbario alfabetico del De proprietatibus rerum di Bartolomeo
Anglico, le sue fonti e la sua struttura: un esempio dell’evoluzione della
botanica nelle enciclopedie del XIII secolo
, dans Wissenssicherung,
Wissensordnung and Wissensverarbeitung: Das europäische Modell der
Enzyklopädien
, éd. Th. Stammen
– W.E.J. Weber, Berlin, Akademie
Verlag, 2004 (Colloquia Augustana, 18), pp. 291-337.

 

[B.9.] Enciclopedie per una società civile : il ‘Tresor’ di Brunetto
Latini e l’enciclopedismo laico del Duecento italiano
, dans Lo scadere
della tensione ideale tra arte e cultura, (Atti del Simposio Bucarest; Istituto
Italiano di Cultura, 17-18 Novembre 2003)
, éd. H. Mavrodin, Bucuresti, Istituto di Cultura Italiano, 2004, pp.
223-235.

 

[B.10.] The ‘curae ex animalibus’ in the Medical Literature of the
Middle Ages : The Example of the Illustrated Herbals
, dans Bestiaires
médiévaux. Nouvelles perpectives sur les manuscrits et les traditions
textuelles
, éd. B. Van den Abeele,
Louvain-la-Neuve, Brepols, 2005 (Université catholique de Louvain. Publications
de l’Institut d’Études Médiévales), pp. 213-248.

 

[B.11.] Das Buch 17 von De proprietatibus rerum : Ein Überblick über die
Quellen und die Konzeption der Botanik
, dans Bartholomäus Anglicus, De
proprietatibus rerum. Texte latin et réception vernaculaire. Lateinischer
Text und volkssprachige Rezeption
(Actes du colloque international, Münster,
9-11.10.2003
), éd. B. Van den Abeele
– H. Meyer, Turnhout, Brepols,
2005 (De diversis artibus. Collection de travaux de l’Académie
internationale d’Histoire des sciences, 74, N.S. 37), pp. 267-317.

 

[B.12.] Per modum quaestionis compilatum... The
Collections of Natural Questions and their Development from the Thirteenth to
the Sixteenth Century
, dans All you need to know: Encyclopaedias and the
idea of general knowledge (Conference, Prangins, Switzerland, 18-20 Sept. 2003)
,
éd. P. Michel, publié sous forme
d’e-book dans le site internet www.enzyklopaedie.ch.

 

[B.13.] Article Cecco d’Ascoli, dans Medieval
Science, Technology and Medicine: An Encyclopedia
, éd. T.F. Glick, S.J. Livesey, F. Wallis,
London, Routledge, 2005, pp. 122-124.

 

[B.14.] Il ‘De materia medica’ di Dioscoride nel Medioevo: mediazione
araba e ricezione occidentale
, dans Miscellanea Mediaevalia 34.
Arabisches Wissen und lateinisches Mittelalter. Akten der 34. Kölner
Mediävistentagung (6-9 Sept. 2004)
, éd. A. Speer
e L. Wegener, Berlin-New York, De
Gruyter, 2006, pp. 317-339.

 

[B.15.] On Preachers and Their
Handbooks: The Trivium praedicabilium of Conrad of Halberstadt (MS Munich,
Bayerische Staatsbibliothek, Clm 14203) and the Literature of Preaching Aids of
the Fourteenth Century
, dans Quaerite primum regnum Dei. Sborník
příspěvků k poctě Jany Nechutové [Etudes offerts à Jana Nechutova]
. Kvydání
připravili Helena Krmíčková, Anna
Pumprová, Dana Růžičkova a Libor
Švanda, Brno, Mazarykova Univerzita, 2006, pp. 265-279.

 

[B.16.] “Aristoteles fuit causa efficiens huius libri”. On the reception
of Pseudo-Aristotle’s Problemata in Late Medieval encyclopaedic culture
,
dans Aristotle’s Problemata in Different Times and Tongues, éd. M. Goyens – P. de Leemans,
Leuven, Peeters, 2006 (Mediaevalia Lovaniensia, Series I, Studia, XXXIX), pp.
113-144.

 

[B.17.] Un manuale di
farmacologia medievale ed i suoi lettori : il Circa instans, la sua diffusione,
la sua ricezione dal XIII al XV secolo
, dans Atti del Convegno ‘La
Scuola Medica Salernitana. Autori e Testi’ (Salerno, 3-5 Nov. 2004)
, éd. D.
Jacquart et A. Paravicini Bagliani, Firenze, SISMEL, 2007 (Edizione Nazionale dei
Testi della Scuola Medica Salernitana, 1), pp. 465-533.

 

[B.18.] Formen des dominikanischen Enzyklopädismus im
14. Jahrhundert: Heinrich von Herford, Konrad von Halberstadt, Jakob von Soest
,
dans ‘Sborník prací Filozofické fakulty brěnské univerzity, Graeco-Latina
Brunensia (řada klasická), Brno, Masarykova univerzita’, 12, 2007, pp. 131-151.

 

[B.19.] Translating, Commenting, Re-translating : the Medical
Sections of the Pseudo-Aristotelian Problemata and Their Readers
, dans Science
Translated / La Science en Traduction. Proceeding of the International Congress
Leuven (May 26-29, 2004
), éd. M. Goyens
– P. de Leemans – A. Smets, Leuven, Leuven University Press,
2008 (Mediaevalia Lovaniensia, Series I, Studia, XL), pp. 123-154.

 

[B.20.] Plant
Symbolism in Thirteenth-Century Biblical Exegesis and in Bartholomaeus
Anglicus’ De proprietatibus rerum
, dans “Schola Salernitana.
Annali”, XII (2007), pp. 121-134.

 

[B.21.] Il ritratto di Brunetto Latini nella cultura erudita dal XV al
XVIII secolo
, dans A scuola con Ser Brunetto. Indagini sulla ricezione
di Brunetto Latini dal Medioevo al Rinascimento. Atti del Convegno
Internazionale di Studi, Università di Basilea, 8-10 Giugno 2006
, éd. I. Maffia Scariati, Firenze, SISMEL –
Edizioni del Galluzzo, 2008 (Archivio Romanzo, 14), pp. 287-319.

 

[B.22.] On Philosophical Encyclopaedism in the Fourteenth Century: The
Catena aurea entium of Henry of Herford
, dans Une lumière venue
d’ailleurs. Héritages et ouvertures dans les encyclopédies d’Orient et
d’Occident au Moyen Age. Actes du colloque de Louvain-la-Neuve, 19-21 Mai 2005
,
éd. G. de Callataÿ e B. Van den Abeele, Turnhout, Brepols
(Réminisciences, 9), pp. 199-245.

 

[B.23.] La bella sapienza: Zur enzyklopädischen Literatur im
italienischen Cinquecento
, dans Enzyklopädistik 1550-1650: Typen und
Transformationen vom Wissensspeichern und Medialisierung des Wissens
, éd.
M. Schierbaum, Münster, LIT
Verlag, 2009 (‘Pluralisierung und Autorität’, 18), pp. 79-101.

 

[B.24]. Salvatore de Renzi e la letteratura farmacologica salernitana,
dans La Collectio Salernitana di Salvatore de Renzi, éd. D. Jacquart et A. Paravicini Bagliani, Firenze, SISMEL, 2008 [publ. 2009]
(Edizione Nazionale “La Scuola Medica Salernitana”, 3), pp. 89-125.

 

[B.25.] On the Representation of the Animal World in the Collections of Natural
Questions between Late Middle Ages and Early Modern Time
, dans Reinardus,
21 (2008-2009), pp. 182-200.

 

[B.26.] Une oeuvre et ses lecteurs: la diffusion du Circa instans
salernitain
, dans Florilegium medievale. Etudes offerts à Jacqueline
Hamesse à l’occasion de son éméritat
, éd. O. Weijers e J. Meirinhos,
Turnhout-Porto, Institut d’Etudes Médiévales-Brepols, 2009 (Textes et Etudes du
Moyen Age, 50), pp. 585-607.

 

[B.27.] Toward a Critical Edition of Bartholomew
the Englishman’s De proprietatibus rerum: Editorial Principles, Goals, and Open
Paths
, dans W-mail: Werkgroep
Middelnederlandse Literatuur
, 11/1 (2010), S. 18-32, (publication
électronique sur www.wemal.let.uu.nl/w-mail.html).

 

[B.28.]
Il Circa instans dello Pseudo-Matteo Plateario: per una storia della
diffusione, verso la preparazione di un’edizione
, dans Minerva. Revista
del Departamento de Filología Griega y Filología Latina, Universidad de
Valladolid
, 23 (2010), pp. 35-80.

 

[B.29.]
Il Circa instans nella cultura medica del Tardo Medioevo: le
traduzioni volgari in francese, tedesco ed olandese
, dans Le civiltà e
la medicina
, éd. G. Sangermano
et al., Salerno, Gaia Editrice, 2011, pp. 138-219.

 

[B.30.]
Theory and Practice in Amatus Lusitanus’
Curationum medicinalium centuriae :
the Case of Fevers
, dans « Korot », 20 (2009-2010), pp. 139-179.

 

[B.31.] Zur Rolle der Medizin in der enzyklopädischen
Kultur des Mittelalters
, dans ‘Sborník prací Filozofické fakulty brěnské
univerzity, Graeco-Latina Brunensia (řada klasická), Brno, Masarykova
univerzita’, 15 (2010), pp. 107-134.

 

[B.32.] “Medicina, magia e Dreckapotheke: sull’uso delle sostanze
animali nella letteratura medica dal XII al XV secolo”, dans Terapie e
guarigioni nel Medioevo
(Ariano Irpino, 5-7 Ottobre 2008), éd. A. Paravicini Bagliani, Firenze, SISMEL,
2011 (Edizione Nazionale ‘La Scuola Medica Salernitana’, 6), pp. 303-362.

 

[B.33.] Cultura medica a Napoli nel XIV secolo, dans Boccaccio
angioino. Verso il centenario
, éd. G. Alfano, A. Perriccioli Saggese et T.
D’Urso, Bern et al., Peter Lang Verlag, 2012 (Destini incrociati/Destins
croisés, 7), pp. 251-288.

 

[B.34.] Experimentum vero fallax : acquisizione
della conoscenza e sperimentazione pratica nei commenti ad Aphorismi I, 1
,
dans Expertus sum: l’expérience par les sens en philosophie naturelle,
XIIe-XIVe siècles (Pont-à-Mousson, 5-7 Février 2009)
, éd. T. Benatouïl et I. Draelants, Firenze, SISMEL, 2011 (Micrologus’ Library, 40),
pp. 359-384.

 

[B.35.] Medicina
e farmacopea della Scuola Medica Salernitana e traduzioni italiane: ipotesi di
lavoro
, dans Volgarizzare, tradurre e
interpretare nei secc. XIII-XVI. Atti del Convegno internazionale di studio.
« Studio, Archivio e Lessico dei volgarizzamenti italiani (Salerno, 24-25
novembre 2010)
, éd. S. Lubello, Strasbourg,
Editions de Linguistique et Philologie, 2011, pp. 29-53.

 

[B.36.] Article (en collaboration avec M. Goyens) « Ps. Johannes
Mésue, De gradibus simplicium » dans Translations médiévales. Cinq siècles de
traductions en français au Moyen Âge (XIe – XVe). Étude
et Répertoire
, sous la direction de C.
Galderisi, Turnhout, Brepols, 2011, nr. 464.

 

[B. 37.] Article « Bernard de Gordon, Pronostica », dans Translations médiévales. Cinq siècles de
traduction en français au Moyen Age (XIe-XVe siècles).
Étude et Répertoire
, sous la direction de C.
Galderisi (Turnhout, Brepols, 2011), nr. 159.

 

[B. 38.] Article « Bernard de Gordon, De antidotis et medicaminibus que valent in
passionibus a capite ad calcem
 », dans Translations médiévales. Cinq siècles de traduction en français au Moyen
Age (XIe-XVe siècles). Étude et Répertoire
, sous la
direction de C. Galderisi (Turnhout,
Brepols, 2011), nr. 157.

 

     A
paraître, sous presse ou en préparation

 

[B.39.] Il Tractatus de herbis di Manfredo di Monte Imperiale, dans
‘Schola Salernitana; Annali’, à paraître.

 

[B.40.] The Ideal and the Reality of Chastity in John of San Gimignano's
Works
, en préparation.

 

[B.41.] Le Dioscorides alphabeticus : un exemple de
pharmacopée arabo-latine ?
, en préparation pour les Actes du colloque
de la SIHSPAI (Société Internationale d’Histoire des Sciences et des
Philosophies Arabes et Islamiques), 16-18 Février 2006.

 

[B.42.] Profumi per il corpo e profumi per l’anima: per una storia degli
aromi e della loro interpretazione allegorica
, en préparation.

 

[B.43.] La botanique d’Isidore de Séville et sa
réception dans la littérature lexicographique et encyclopédique du Moyen Age
,
en préparation pour la revue « Cahiers de recherches médiévales ».

 

[B.44.] On the Role of Medicine in the German
Disputationes medicae of the Seventeenth and Eighteenth Century : Some
Considerations
, en préparation.

 

[B.45.] Peter of Abano on Botany and Pharmacology,
à paraitre dans les Actes du Colloque « Philosophy between Text and
Tradition. Peter of Abano and the Reception of Aristotle’s Problemata in
the Middle Ages » (Freiburg im Breisgau, 13-15 Décembre 2007), éd. P. De Leemans et M. F. Hoenen.

 

[B.46.] Encyclopédisme
et culture philosophique au Moyen Age
, à paraitre dans le recueil d’études « L’ambition encyclopédique au
Moyen Age », éd. A. Zucker et
I. Vedrenne, en préparation.

 

[B.47.] Une
oeuvre et ses lecteurs: le
Circa instans salernitain, en préparation
pour la revue “Scriptorium”.

 

[B.48.]
Un’opera araba e la sua traduzione: il
Liber fiduciae de simplicibus medicinis di Stefano di Saragozza
, dans Atti del XLVII Congresso Internazionale di
Storia della Medicina
, éd. S. Zampieri.

 

[B.49.]
Sulla diffusione del Circa instans nei manoscritti e nelle
biblioteche del Tardo Medioevo: ricezione e lettura di un’opera medica
,
dans La diffusione del libro scientifico
nel Medioevo. Atti del Congresso dell’Associazione Italiana Paleografi e
Diplomatisti (Salerno, 28-30 Settembre 2009)
, éd. G. De Gregorio et al.

 

[B.50].
From Bible to Nature. Images and Properties of Plants between Biblical
Commentaries, Encyclopaedias, and Scientific Sources
, en préparation.

 

[B. 51.] Article « Encyclopaedias »,
dans Encylopedia of Bible and Reception,
sous la direction V. Leppin, à paraître (Berlin, De Gruyer, 2011).

 

[B. 52.] Bartolomeo Anglico e la cultura
filosofica e scientifica dei frati nel XIII secolo : aristotelismo e
medicina nel De proprietatibus rerum
, à paraître dans le volume I
Francescani e le Scienze. Atti del XL Convegno Internazionale di Studi
Francescani (8-11 Ottobre 2011)
, Spoleto, Centro Italiano di Studi Altomedioevali.

 

[B. 53.] Bartholomaeus Anglicus, De
proprietatibus rerum : eine mittelalterliche Enzyklopädie, ein
Editionsprojekt
, à paraître dans le volume collectif Magdeburger
Schriftsteller im Mittelalter
, éd. M. Schilling.

 

[B. 54.] Alberto Magno : un’auctoritas
dell’enciclopedismo domenicano ?
, à paraître dan Spicae :
Cahiers de l’Atelier Vincent de Beauvais
.

 

[B. 55.] Le Tacuinum sanitatis d’Ibn Butlan et
sa traduction latine : une mise au point
, dans Bartholomew of
Messina and the Cultural Life at the Court of King Manfred of Sicily (Katolieke
Universiteit Leuven, 8-10 January 2009)
, éd. P. De Leemans et B.
Van den Abeele, en préparation.

 

[B. 56.] Parfums et odeurs dans l’exégèse
biblique à l’époque moderne
, dans Parfums et odeurs au Moyen Age.
Sciences, usages et symboles. Actes du colloque de Louvain-la-Neuve /Leuven,
15-17 mars 2012
, en préparation.

 

[B. 57.] Changes and Updates in the
Transmission of Botanical and Pharmacological Knowledge between Middle Ages and
Renaissance
, dans What is kept, what is discarded. Encyclopaedic
Culture between Middle Ages and the 20th Century
, éd. A.-S. Goeing, en préparation.

 

Projets de recherche

 

Le livre médical et pharmaceutique au Moyen Âge tardif et ses lecteurs

 

L'exemple du Liber de simplici medicina (Circa instans) attribué à Matthaeus Platearius : origines, sources, diffusion manuscrite et réception

 

Pendant les derniers siècles du Moyen Âge, le nombre d’œuvres médicales et
pharmaceutiques accessibles en latin et en langue vernaculaire s’accroit
largement. Médecins, apothicaires, et tout simplement plusieurs lecteurs pas
spécifiquement formés en médecine et pharmacie, mais vivement intéressés à ces
disciplines, voient la bibliothèque des textes de référence et des instruments
de travail s’enrichir de manière remarquable. Cet enrichissement de la
bibliothèque médicale est dû surtout à la production de traductions latines
d’importants écrits médicaux et pharmaceutiques arabes comme le Canon d’Avicenne, le Liber ad Almansorem de Razès, l’Aggregator de simplicibus medicinis
attribué à Sérapion le jeune, et à la rédaction d’œuvres médicales originales,
en latin et en langue vernaculaire, parmi lesquelles on trouve des textes bien
connus et largement utilisés comme l’Antidotarium
Nicolai
, le corpus gynécologique circulant sous le nom de
« Trotula », le Lilium
medicinae
de Bernard de Gordon ou, dans le domaine plus spécifiquement
vernaculaire, l’Arzneibuch d’Ortolf
von Baierland. Bien que l’importance de ces œuvres est largement reconnue par
les experts en matière de médecine et pharmacopée médiévale, et que certaines
d’entre elles ont fait l’objet d’études spécifiques (comme, dans le cas du
corpus de « Trotula », par Monica H. Green ou, pour Ortolf von
Baierland, par Gundolf Keil), une étude qui, en partant d’une œuvre spécifique,
cherche à la transformer dans un paradigme du procès de formation, de
diffusion, de lecture et d’utilisation d’une typologie de texte, et aussi dans
un « test » pour vérifier
la validité des méthodologies philologiques en matière d’édition des textes n’a
pas encore été entamée. Le Circa instans,
avec sa nature complexe, sont contenu riche, sa large diffusion et sa réception
variée en latin autant qu’en langue vernaculaire, représente un point de départ
idéal pour ce type de recherche.

 

Le Liber de simplici medicina ou Circa instans (un titre dérivé de
l’incipit de l’œuvre) est indiscutablement un des livres de médecine et de
pharmacopée les plus importants du Moyen Age tardif. L’œuvre fut rédigée à
Salerne entre 1150 et 1170 ; son auteur reste inconnu, l’attribution au
médecin salernitain Matthaeus Platearius n’étant qu’une légende. L’origine de
cette œuvre reste donc inconnue, ainsi que la bibliothèque des sources
utilisées par son auteur qui, plus intéressé à la diffusion de données fiables
qu’à la mention d’autorités connues, ne cite que rarement, et de façon très
générique, ses textes de référence (Dioscorides, Constantin l’Africain, le
« Macer floridus » ou De viribus herbarum d’Odo de Meung).

 

Si son origine est obscure, la réalité de son succès est bien évidente. À
ce moment, nous avons pu repérer plus de 200 manuscrits préservant l’œuvre dans
plusieurs rédactions, en latin ainsi qu’en diverses langues vernaculaires
(français, anglais, allemand, néerlandais, catalan, italien, serbe), et en
hébreu. Le succès du Circa instans
est confirmé aussi par son statut de source d’autres compilations en matière de
pharmacopée comme l’Herbarium de Rufin (écrit pendant les dernières
décennies du XIIIe siècle) ou les Pandectae de Matthaeus
Sylvaticus, compilées autour de 1320, et par son utilisation massive dans les
encyclopédies latines du XIIIe siècle (le De proprietatibus rerum
de Barthélemy l’Anglais, le De natura rerum de Thomas de Cantimpré, le Speculum
maius
de Vincent de Beauvais), où l’œuvre dévient un des textes de
référence pour la description des propriétés thérapeutiques des plantes. Un
ultérieur témoignage du succès du Circa instans est représenté par sa
présence dans les bibliothèques professionnelles et savantes du Moyen Age
tardif, comme, par exemple, dans la collection d’Amplonius Rating de Berka,
d’Hartmann Schedel, ou de Giovanni de Marco da Rimini.

 

Bien que son importance par la culture médicale des siècles XIIIe-XVe
a été largement reconnue par la recherche en matière de médecine médiévale, on
manque encore d’une étude exhaustive qui puisse offrir une reconstruction de
son origine, des ses sources, de sa diffusion et réception dans le milieu
médical stricto sensu (académique et professionnel) et parmi les
savants intéressés à la médecine et à la pharmacopée, et, pour ainsi dire, de
sa « biographie » en tant qu’œuvre spécifique et qu’élément de la
bibliothèque médicale du Moyen Age tardif. Au même temps, aucun projet
envisageant de préparer une édition critique du texte n’a jamais été entamé.
Mon projet de recherche se propose de combler cette lacune, et d’aller même au
delà, en traitant l’analyse de l’histoire du Circa instans comme « case
study
 » utile à définir les méthodologies et les modalités d’une
recherche plus large sur le développement du livre, des textes et de la
bibliothèque de médecine au Moyen Age tardif et au début de la Renaissance. La
question méthodologique n’est pas, en effet, sans importance : une recherche
comme celle que j’ai entamée autour du Circa instans nécessite d’une
approche interdisciplinaire et d’un éventail méthodologique large comprenant
différents domaines de recherche, à savoir la philologie, la paléographie
et la codicologie, l’histoire des textes et des bibliothèques, l’histoire
des sciences
et l’histoire de la médecine et de la pharmacie.

 

Dans mon intention de tracer le parcours du Circa instans à travers
la culture et la bibliothèque médicale des derniers siècles du Moyen Age, et de
vérifier la validité des différents domaines et méthodologies de recherche que
ce travail implique, j’ai structuré mon étude en trois volets, qui
peuvent être décrits de la manière suivante. Le premier volet se
concentre sur la reconstruction du texte et de son contenu, des ses sources et
des ses différentes rédactions, considérés comme témoignage du développement du
texte même et comme résultat du rencontre de l’œuvre avec d’autres écrits
médicaux et pharmaceutiques. Le but de ce volet de la recherche, qui met en
relation philologie et histoire des sciences et de la médecine, est double. En
premier lieu, il veut essayer d’établir la liste des sources de la compilation
pharmaceutique, et de mettre le background culturel de son auteur en
relation avec le milieu médical salernitain et son évolution intellectuelle. En
seconde lieu, il se propose d’utiliser l’ « apparat des sources » de
la compilation comme point de départ pour la reconstruction – au moins
partielle – de l’histoire de l’évolution des textes de référence de l’œuvre.
Pour éclaircir la nature et les buts de ce travail, on peut rappeler que, parmi
les sources du Circa instans, on trouve le Liber de gradibus, une
traduction de l’œuvre d’Ibn al-Jazzar rédigée par Constantin l’Africain.
L’histoire de cette traduction, de son origine, de sa diffusion, de son
« évolution textuelle » sous forme de rédactions différentes et/ou de
compilations dérivées demeure inconnue ; l’auteur du Circa instans est,
quand-même, un des premier témoins de la réception de l’œuvre. Une analyse de
la présence du Liber de gradibus de Constantin dans le Circa instans
pourra donc offrir une contribution importante à la reconstruction de
l’histoire de cette source, en particulier pour ce qui concerne les premières
phases de sa diffusion dans le milieu salernitain, et au même temps aidera à
éclaircir un moment clé de l’histoire de la médecine et de la pharmacopée
médiévale, celui représenté par la première vague de réception de la science
médicale arabe en traduction latine pendant le XIIe siècle.

 

Le deuxième volet de ma recherche concerne plus particulièrement le
rôle du Circa instans dans les bibliothèques du Moyen Age ; cette étude,
qui a pour base au même temps les témoins manuscrits aujourd’hui conservés et
les catalogues de bibliothèques anciennes, étudiés à l’aide des méthodologies
paléographiques, codicologiques et pertinentes à l’histoire des bibliothèques,
n’envisage pas de donner un simple « catalogue des manuscrits » et
une liste des mentions de l’œuvre dans les catalogues anciens, mais de
rechercher, à l’aide de ces données, les voies et les typologies principales de
la diffusion et de la réception de la compilation médicale. Avec ce but, les
informations offertes par la description des manuscrits et par l’analyse des
catalogues de bibliothèque en matière de diffusion géographique et fréquence chronologique
de l’œuvre, de typologie et structure des manuscrits, de corpora
textuels incluant le Circa instans, de catégorie(s) de bibliothèque
témoignant d’une présence de la compilation, ne seront pas regardées de manière
isolée, mais interprétées et structurées dans un système d’ « axes
cartésiens » strictement liés l’un à l’autre, qui contribue à tracer
l’histoire de l’œuvre à l’intérieur du développement du canon des textes
médicaux médiévaux et, de façon plus générale, l’histoire de la transformation
du livre médical, des pratiques d’organisation et production et des modalités
de lecture et d’utilisation de cette typologie libraire.

 

Le troisième et dernier volet de la recherche – qui, encore une
fois, se sert des méthodologies propres de la philologie et de l’histoire des
textes – cherche, en s’appuyant sur les résultats atteints par les autres
parties de ma recherche, à jeter les bases pour une édition critique
« flexible et articulée » du texte, qui puisse refléter l’évolution
de l’œuvre à travers ses rédactions sans privilégier une seule typologie
textuelle et, au même temps, donner une image précise de son contenu et de ses
sources, en respectant les principes et les tâches propres de l’édition d’un
instrument de travail indispensable pour comprendre l’histoire de la médecine
et de la pharmacopée médiévale. Avec ce travail, on veut rejoindre plusieurs
objectifs : en premier lieu, on veut offrir aux experts d’histoire de la
médecine médiévale une édition le plus possible fiable et complète d’un instrument
de travail en matière de pharmacopée, en substituant les éditions anciennes
accessibles sous forme d’incunable ou de version imprimée au XVIe
siècle. En deuxième lieu, en offrant une édition « dynamique » qui
reflète l’évolution du texte dans son contenu aussi que dans sa bibliothèque
des sources, on se propose de montrer concrètement la manière dont le Circa
instans
traverse l’histoire de la culture médicale et pharmaceutique
médiévale, en entrant en connexion avec d’autres sources plus récentes et/ou
mieux appréciées dans certains milieux culturels, comme le Canon
d’Avicenne, un texte qui se transforme, au fil du temps, dans une des sources
de référence privilégiées pour l’apprentissage de la pharmacie dans le milieu
académique. Enfin, last but not least, la préparation d’une édition d’un
texte en mouvement, en évolution constante pendant les siècles et en relation
avec l’horizon culturels de ses lecteurs et des milieux culturels de diffusion,
représente un « défi philologique » impliquant la recherche et
l’adoption de méthodologies spécifiques, qui permettraient de reproduire
l’évolution du texte et son procès d’adaptation à des différents contextes
culturels, sans vouloir essayer « à tout prix » de reconstruire une
version originale isolée et sans lien avec le développement de la culture
médicale du Moyen Age tardif.

 

Les premiers résultats de cette recherche ont été présentés dans plusieurs communications, livres et articles (voir section A et B, livres et articles parus, à paraître ou sous presse), et en particulier l'édition critique du Tractatus de herbis, un recueil pharmaceutique dérivé du Circa instans [A.4]. Ils seront ainsi réunis dans une monographie [A.9], dont l'achèvement est prévu pour l'année 2012, et dans une édition critique du Circa instans latin, qui sera complétée entre 2015 et 2016.

 

 

Autres projets en cours

 

  • Préparation de l’édition critique des particulae XX-XXII de l’Expositio
    succincta Problematum
    de Pierre d’Abano, dans le cadre d’un projet
    d’édition de l’œuvre coordonné par l’Aristoteles Latinus (Katholieke
    Universiteit Leuven). Les premiers résultats de se travail sont en cours de
    publication dans les Actes du Colloque consacré à Pierre d’Abano tenu à
    Freiburg im Breisgau en 2007 (voir [B.37.] Peter of Abano on Botany and Pharmacology, à paraitre dans les Actes du
    Colloque « Philosophy between Text and Tradition. Peter of Abano and the
    Reception of Aristotle’s Problemata in the Middle Ages » (Freiburg
    im Breisgau, 13-15 Décembre 2007), éd. P. De Leemans et M. F. Hoenen).
  • Étude de la postérité de la traduction latine de Barthélémy de Messine
    des Problemata pseudo-aristotéliciens : recherches sur la réception
    de l’œuvre dans la littérature encyclopédique latine et vernaculaire du Moyen
    Age et de la Renaissance [voir : Quaestiones and Encyclopedias. Some aspects of the Late Medieval
    Reception of pseudo-Aristotelian Problemata in Encyclopaedic and Scientific
    Culture
    , in Schooling
    and Society. The Ordering and Reordering of Knowledge in the Western Middle
    Ages
    , éd. A. A. MacDonald
    M.W. Twomey,
    Leuven-Paris-Dudley, 2004 (Groningen Studies in Cultural Change, 6),
    pp. 23-42; Per modum quaestionis compilatum... The Collections of
    Natural Questions and their Development from the Thirteenth to the Sixteenth
    Century
    , in All you need to know: Encyclopaedias and the idea of general
    knowledge (Conference, Prangins, Switzerland, 18-20 Sept. 2003)
    , éd. P. Michel,
    publié sous forme d’e-book dans le site internet www.enzyklopaedie.ch ; “Aristoteles fuit causa efficiens huius
    libri”.
    On the
    reception of Pseudo-Aristotle’s Problemata in Late Medieval encyclopaedic
    culture
    , in Aristotle’s
    Problemata in Different Times and Tongues
    , éd. M. Goyens– P. deLeemans,
    = B.16], et sur la tradition manuscrite des commentaires consacrés à cette
    compilations de questions naturelles [Translating, Commenting,
    Re-translating : the Medical Sections of the Pseudo-Aristotelian Problemata and
    Their Readers
    , in Science Translated / La Science en Traduction.
    Proceeding of the International Congress Leuven (May 26-29, 2004
    ), éd. M. Goyens– P. deLeemans, = B.19].
  • Recherches sur l’histoire de la culture encyclopédique en Italie dans le
    Moyen Age et la Renaissance [dans : Enciclopedie per una società civile
    : il’ Tresor’ di Brunetto Latini e l’enciclopedismo laico del Duecento italiano
    ,
    in Lo scadere della tensione ideale tra arte e cultura, (Atti del Simposio
    Bucarest; Istituto Italiano di Cultura, 17-18 Novembre 2003)
    , éd. H. Mavrodin, Bucuresti, 2004, pp. 223-235],
    et sur la réception de la littérature scientifique dans les encyclopédies
    rédigées entre 1200 et 1650 [dans : Zur enzyklopädischen Kultur
    Italiens in der frühen Neuzeit: Ein Überblick über Texttypologien,
    Organisationssysteme, Vermittlungsstrategien und Entwicklungstendenzen
    , in Enzyklopädistik
    zwischen 1550 und 1650 – Typen und Transformationen. Akten des Kolloquiums in
    Kloster Irsee, 8.-11.9.2005
    , éd. M. Schierbaum, (Münster, LIT Verlag, série
    ‘Pluralisierung und Autorität’) = B.23].
  • En collaboration avec Marco Forlivesi (Université de Padoue, Italie),
    étude et édition des prolusiones et locutiones academicae en matière de
    philosophie, théologie, astronomie et médecine manuscrites de l’Archive de
    l’Université de Padoue : établissement du texte, identification des sources et
    des références, comparaison avec les leçons inaugurales d’autres universités
    européennes, parmi lesquelles Jena, Helmstedt, Halle. Dans le cadre de ce
    projet, qui envisage de donner un aperçu de la conception, du rôle et de la
    fonction de différentes disciplines scientifiques dans le bagage culturel et
    intellectuel de les différentes Universités, 
    de leur place dans les Institutions et dans l’enseignement offert par
    ses membres, et de leur statut et degrés d’avancement, je me suis concentrée
    sur le travail d’édition des textes manuscrits conservés dans l’Archive de
    l’Université de Padoue (dossier 574 et 575), parmi lesquels on trouve les prolusiones
    de professeurs illustres comme Antonio Vallisneri ou Giovanni Alberto Colombo.
    Les textes des prolusiones ont été publiés sous forme électronique dans
    le site internet www.daril.eu.

 

Pendant les derniers siècles du Moyen Âge, le nombre d’œuvres médicales et
pharmaceutiques accessibles en latin et en langue vernaculaire s’accroit
largement. Médecins, apothicaires, et tout simplement plusieurs lecteurs pas
spécifiquement formés en médecine et pharmacie, mais vivement intéressés à ces
disciplines, voient la bibliothèque des textes de référence et des instruments
de travail s’enrichir de manière remarquable. Cet enrichissement de la
bibliothèque médicale est dû surtout à la production de traductions latines
d’importants écrits médicaux et pharmaceutiques arabes comme le Canon d’Avicenne, le Liber ad Almansorem de Razès, l’Aggregator de simplicibus medicinis
attribué à Sérapion le jeune, et à la rédaction d’œuvres médicales originales,
en latin et en langue vernaculaire, parmi lesquelles on trouve des textes bien
connus et largement utilisés comme l’Antidotarium
Nicolai
, le corpus gynécologique circulant sous le nom de
« Trotula », le Lilium
medicinae
de Bernard de Gordon ou, dans le domaine plus spécifiquement
vernaculaire, l’Arzneibuch d’Ortolf
von Baierland. Bien que l’importance de ces œuvres est largement reconnue par
les experts en matière de médecine et pharmacopée médiévale, et que certaines
d’entre elles ont fait l’objet d’études spécifiques (comme, dans le cas du
corpus de « Trotula », par Monica H. Green ou, pour Ortolf von
Baierland, par Gundolf Keil), une étude qui, en partant d’une œuvre spécifique,
cherche à la transformer dans un paradigme du procès de formation, de
diffusion, de lecture et d’utilisation d’une typologie de texte, et aussi dans
un « test » pour vérifier
la validité des méthodologies philologiques en matière d’édition des textes n’a
pas encore été entamée. Le Circa instans,
avec sa nature complexe, sont contenu riche, sa large diffusion et sa réception
variée en latin autant qu’en langue vernaculaire, représente un point de départ
idéal pour ce type de recherche.

Le Liber de simplici medicina ou Circa instans (un titre dérivé de
l’incipit de l’œuvre) est indiscutablement un des livres de médecine et de
pharmacopée les plus importants du Moyen Age tardif. L’œuvre fut rédigée à
Salerne entre 1150 et 1170 ; son auteur reste inconnu, l’attribution au
médecin salernitain Matthaeus Platearius n’étant qu’une légende. L’origine de
cette œuvre reste donc inconnue, ainsi que la bibliothèque des sources
utilisées par son auteur qui, plus intéressé à la diffusion de données fiables
qu’à la mention d’autorités connues, ne cite que rarement, et de façon très
générique, ses textes de référence (Dioscorides, Constantin l’Africain, le
« Macer floridus » ou De viribus herbarum d’Odo de Meung).

Si son origine est obscure, la réalité de son succès est bien évidente. À
ce moment, nous avons pu repérer plus de 200 manuscrits préservant l’œuvre dans
plusieurs rédactions, en latin ainsi qu’en diverses langues vernaculaires
(français, anglais, allemand, néerlandais, catalan, italien, serbe), et en
hébreu. Le succès du Circa instans
est confirmé aussi par son statut de source d’autres compilations en matière de
pharmacopée comme l’Herbarium de Rufin (écrit pendant les dernières
décennies du XIIIe siècle) ou les Pandectae de Matthaeus
Sylvaticus, compilées autour de 1320, et par son utilisation massive dans les
encyclopédies latines du XIIIe siècle (le De proprietatibus rerum
de Barthélemy l’Anglais, le De natura rerum de Thomas de Cantimpré, le Speculum
maius
de Vincent de Beauvais), où l’œuvre dévient un des textes de
référence pour la description des propriétés thérapeutiques des plantes. Un
ultérieur témoignage du succès du Circa instans est représenté par sa
présence dans les bibliothèques professionnelles et savantes du Moyen Age
tardif, comme, par exemple, dans la collection d’Amplonius Rating de Berka,
d’Hartmann Schedel, ou de Giovanni de Marco da Rimini.

Bien que son importance par la culture médicale des siècles XIIIe-XVe
a été largement reconnue par la recherche en matière de médecine médiévale, on
manque encore d’une étude exhaustive qui puisse offrir une reconstruction de
son origine, des ses sources, de sa diffusion et réception dans le milieu
médical stricto sensu (académique et professionnel) et parmi les
savants intéressés à la médecine et à la pharmacopée, et, pour ainsi dire, de
sa « biographie » en tant qu’œuvre spécifique et qu’élément de la
bibliothèque médicale du Moyen Age tardif. Au même temps, aucun projet
envisageant de préparer une édition critique du texte n’a jamais été entamé.
Mon projet de recherche se propose de combler cette lacune, et d’aller même au
delà, en traitant l’analyse de l’histoire du Circa instans comme « case
study
 » utile à définir les méthodologies et les modalités d’une
recherche plus large sur le développement du livre, des textes et de la
bibliothèque de médecine au Moyen Age tardif et au début de la Renaissance. La
question méthodologique n’est pas, en effet, sans importance : une recherche
comme celle que j’ai entamée autour du Circa instans nécessite d’une
approche interdisciplinaire et d’un éventail méthodologique large comprenant
différents domaines de recherche, à savoir la philologie, la paléographie
et la codicologie, l’histoire des textes et des bibliothèques, l’histoire
des sciences
et l’histoire de la médecine et de la pharmacie.

Dans mon intention de tracer le parcours du Circa instans à travers
la culture et la bibliothèque médicale des derniers siècles du Moyen Age, et de
vérifier la validité des différents domaines et méthodologies de recherche que
ce travail implique, j’ai structuré mon étude en trois volets, qui
peuvent être décrits de la manière suivante. Le premier volet se
concentre sur la reconstruction du texte et de son contenu, des ses sources et
des ses différentes rédactions, considérés comme témoignage du développement du
texte même et comme résultat du rencontre de l’œuvre avec d’autres écrits
médicaux et pharmaceutiques. Le but de ce volet de la recherche, qui met en
relation philologie et histoire des sciences et de la médecine, est double. En
premier lieu, il veut essayer d’établir la liste des sources de la compilation
pharmaceutique, et de mettre le background culturel de son auteur en
relation avec le milieu médical salernitain et son évolution intellectuelle. En
seconde lieu, il se propose d’utiliser l’ « apparat des sources » de
la compilation comme point de départ pour la reconstruction – au moins
partielle – de l’histoire de l’évolution des textes de référence de l’œuvre.
Pour éclaircir la nature et les buts de ce travail, on peut rappeler que, parmi
les sources du Circa instans, on trouve le Liber de gradibus, une
traduction de l’œuvre d’Ibn al-Jazzar rédigée par Constantin l’Africain.
L’histoire de cette traduction, de son origine, de sa diffusion, de son
« évolution textuelle » sous forme de rédactions différentes et/ou de
compilations dérivées demeure inconnue ; l’auteur du Circa instans est,
quand-même, un des premier témoins de la réception de l’œuvre. Une analyse de
la présence du Liber de gradibus de Constantin dans le Circa instans
pourra donc offrir une contribution importante à la reconstruction de
l’histoire de cette source, en particulier pour ce qui concerne les premières
phases de sa diffusion dans le milieu salernitain, et au même temps aidera à
éclaircir un moment clé de l’histoire de la médecine et de la pharmacopée
médiévale, celui représenté par la première vague de réception de la science
médicale arabe en traduction latine pendant le XIIe siècle.

Le deuxième volet de ma recherche concerne plus particulièrement le
rôle du Circa instans dans les bibliothèques du Moyen Age ; cette étude,
qui a pour base au même temps les témoins manuscrits aujourd’hui conservés et
les catalogues de bibliothèques anciennes, étudiés à l’aide des méthodologies
paléographiques, codicologiques et pertinentes à l’histoire des bibliothèques,
n’envisage pas de donner un simple « catalogue des manuscrits » et
une liste des mentions de l’œuvre dans les catalogues anciens, mais de
rechercher, à l’aide de ces données, les voies et les typologies principales de
la diffusion et de la réception de la compilation médicale. Avec ce but, les
informations offertes par la description des manuscrits et par l’analyse des
catalogues de bibliothèque en matière de diffusion géographique et fréquence chronologique
de l’œuvre, de typologie et structure des manuscrits, de corpora
textuels incluant le Circa instans, de catégorie(s) de bibliothèque
témoignant d’une présence de la compilation, ne seront pas regardées de manière
isolée, mais interprétées et structurées dans un système d’ « axes
cartésiens » strictement liés l’un à l’autre, qui contribue à tracer
l’histoire de l’œuvre à l’intérieur du développement du canon des textes
médicaux médiévaux et, de façon plus générale, l’histoire de la transformation
du livre médical, des pratiques d’organisation et production et des modalités
de lecture et d’utilisation de cette typologie libraire.

Le troisième et dernier volet de la recherche – qui, encore une
fois, se sert des méthodologies propres de la philologie et de l’histoire des
textes – cherche, en s’appuyant sur les résultats atteints par les autres
parties de ma recherche, à jeter les bases pour une édition critique
« flexible et articulée » du texte, qui puisse refléter l’évolution
de l’œuvre à travers ses rédactions sans privilégier une seule typologie
textuelle et, au même temps, donner une image précise de son contenu et de ses
sources, en respectant les principes et les tâches propres de l’édition d’un
instrument de travail indispensable pour comprendre l’histoire de la médecine
et de la pharmacopée médiévale. Avec ce travail, on veut rejoindre plusieurs
objectifs : en premier lieu, on veut offrir aux experts d’histoire de la
médecine médiévale une édition le plus possible fiable et complète d’un instrument
de travail en matière de pharmacopée, en substituant les éditions anciennes
accessibles sous forme d’incunable ou de version imprimée au XVIe
siècle. En deuxième lieu, en offrant une édition « dynamique » qui
reflète l’évolution du texte dans son contenu aussi que dans sa bibliothèque
des sources, on se propose de montrer concrètement la manière dont le Circa
instans
traverse l’histoire de la culture médicale et pharmaceutique
médiévale, en entrant en connexion avec d’autres sources plus récentes et/ou
mieux appréciées dans certains milieux culturels, comme le Canon
d’Avicenne, un texte qui se transforme, au fil du temps, dans une des sources
de référence privilégiées pour l’apprentissage de la pharmacie dans le milieu
académique. Enfin, last but not least, la préparation d’une édition d’un
texte en mouvement, en évolution constante pendant les siècles et en relation
avec l’horizon culturels de ses lecteurs et des milieux culturels de diffusion,
représente un « défi philologique » impliquant la recherche et
l’adoption de méthodologies spécifiques, qui permettraient de reproduire
l’évolution du texte et son procès d’adaptation à des différents contextes
culturels, sans vouloir essayer « à tout prix » de reconstruire une
version originale isolée et sans lien avec le développement de la culture
médicale du Moyen Age tardif.

Les premiers résultats de cette recherche ont été présentés dans plusieurs
communications, livres et articles (voir section A et B, livres et articles
parus et à paraître, et en particulier l’édition critique du Tractatus de herbis, un recueil
pharmaceutique dérivé du Circa instans,
A.4). Il seront ainsi réunis dans une monographie (voir A.9), dont l’achèvement
est prévu pour l’année 2012, et dans une édition critique du Circa instans
latin, qui sera complétée entre 2015 et 2016.

Compétences: 

Axes de recherches

  • Histoire de
    la médecine et de la pharmacopée au Moyen Age et à la Renaissance
  • Histoire de
    la culture encyclopédique au Moyen Age et à la Renaissance
  • Réception de
    la médecine et de la pharmacopée dans la culture savante occidentale
  • Commentaires philosophiques et scientifiques au Moyen Age et à la
    Renaissance

 

 

Statut
Statut administratif: 
Maître de conférences
Rattachement: 
CNRS - IRHT
A l’IRHT depuis: 
1 Septembre, 2011
Position IRHT: 
Maître de conférences (chaire d'excellence)
Statut activité: 
En activité
Enseignement et séminaires
Interventions: 

Responsable de
cours en Histoire des sciences et Paléographie latine médiévale à l’Université
d’Orléans.

Contact
Courriel: 
iolanda [dot] ventura [at] cnrs-orleans [dot] fr
Téléphone: 
02.38.25.78.53