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Calenda: Moyen- Age

Lettres et conflits dans l’Occident tardo-antique et médiéval

La lettre peut-elle être une arme de guerre ? Depuis plusieurs années, différents programmes européens explorent les ressources de l’art épistolaire, qui sert tout autant à maintenir le lien entre des amis éloignés, que la haine ou la controverse entre des protagonistes qui ne peuvent, ou ne veulent, se rencontrer.

Actes des laïques / actes des ecclésiastiques : la production de l’écrit documentaire dans l’espace lotharingien (XIe – début XIIIe siècle)

Les cadres de la production de l’écrit documentaire au haut Moyen Âge et au Moyen Âge central font l’objet de nombreux travaux récents renouvelant la connaissance des milieux producteurs (chancelleries, « centres d’écriture »). Ces études interrogent généralement la cohérence des pratiques en fonction d’espaces régionaux. L’espace lotharingien a fait l’objet de recherches pionnières visant à définir la notion de chancellerie, tout particulièrement pour les actes d’évêques. Alors que l’un des projets-phares de l’atelier diplomatique du CRULH, le projet « Chartes originales 1121-1220 », consiste en la constitution et l’intégration dans une base de données en ligne d’un corpus des actes originaux lorrains pour la période 1121-1220, nous nous proposons d’organiser deux journées d’études illustrant l’apport des humanités numériques à la recherche.

Autour des Assises de Jérusalem...

Quiconque s'est livré à l'étude des institutions féodales sait quel parti les historiens ont tiré des Assises de Jérusalem. Le droit des établissements fondés en Syrie par les Croisés étaient à même de nous livrer le secret de nombreux problèmes complexes que soulève l'histoire de la féodalité. Pourtant, ce texte fondamental est tombé, de nos jours en France, dans un oubli généralisé. Si ce corpus normatif apparaît être déprécié dans les limites de l'hexagone, l'intérêt pour ce dernier semble avoir connu un regain de vigueur chez les Anglo-saxons. Face à ce nouvel engoument, il nous paraît nécessaire de réhabiliter les Assises de Jérusalem, en proposant une rencontre pluridisciplinaire entre différents chercheurs internationaux, afin de faire le point sur le sujet et soulever de nouvelles problématiques.

L’iconographie musicale et l’art occidental

L’INHA associé avec l’IReMus (Institut de recherche en musicologie, université Paris-Sorbonne, UMR 8223) proposent d’organiser un séminaire de deux heures bimensuelles (février-mai 2015). Son objectif est de permettre, dans un format propice aux échanges et à la transmission d’expériences disciplinaires, la rencontre entre musicologues et historiens de l’art autour d’œuvres visuelles représentant ou s’appuyant sur la musique, de l’Antiquité jusqu’à l’Époque contemporaine. Ce séminaire, très ouvert, n’est pas limité dans ses thématiques. Chacune de ses séances comprendra l’intervention d’un spécialiste (une heure environ), puis une discussion avec un auditoire constitué d’historiens de l’art, de musicologues, mais aussi d’étudiants en master ou en doctorat de musicologie à l’université Paris-Sorbonne (séminaire optionnel), d’étudiants en histoire de l’art, d’étudiants du CNSM (Conservatoire national supérieur de musique) et de l’EHESS (École des hautes études en sciences sociales).

XVIIIe rencontres des doctorants en histoire des mondes musulmans médiévaux (association Dīwān)

L’association Dīwān, créée en 1998, réunit une fois par an l’ensemble des doctorants en histoire des mondes musulmans médiévaux. Chaque rencontre s’étend sur trois jours et permet aux doctorants de présenter l’état de leurs recherches au cours de présentations, de discussions et d’ateliers auxquels assistent les enseignants et les chercheurs de notre discipline.

Le Moyen-Âge en Amérique du Nord

En 1945, Gustave Cohen écrivait que « le De translatione studii (...) se prolonge vers l’Ouest dans le sens de la marche apparente du soleil », faisant référence à l’épanouissement des Mediaeval Studies outre-atlantique. La fondation de la Mediaeval Academy of America à Harvard et de sa revue Speculum en 1925, ainsi que le don de John D. Rockfeller, la même année, qui permit l’acquisition de la collection et du bâtiment des Cloisters par le Metropolitan Museum, ont donné une impulsion à l’étude du Moyen Âge en Amérique du Nord qui n’est jamais retombée, et qui s’est traduite par la création d’institutions qui ont joué un rôle majeur dans la diffusion de la médiévistique (le Pontifical Institute of Mediaeval Studies à Toronto ouvert en 1929 sous la houlette d’Etienne Gilson, l’Institut d’Études Médiévales d’Ottawa en 1930, l’Institut d’Études Médiévales de l’Université de Notre Dame en 1946).

L’éditeur de textes est-il un auteur ?

Ces deux journées combineront plusieurs questionnements, appliqués à différents secteurs de l’édition de textes. La base en sera posée par l’exposé des pratiques scientifiques admises dans l’édition de textes, pour des périodes allant de l’Antiquité à la Renaissance et pour des supports divers. C’est à ces exposés que réagiront des juristes issus de divers milieux professionnels (édition, institutions scientifiques, enseignement du droit, militants du libre) avant qu’une table ronde ne reprenne la matière, envisagée cette fois selon des axes méthodologiques transversaux (traitement de la tradition manuscrite, stemmatisation plus ou moins automatisée, place des transcriptions). Enfin, un atelier permettra de rassembler les réflexions et d’ébaucher les contours de bonnes pratiques, en confrontant les points de vue de juristes, de techniciens de l’édition et de chercheurs.

Le livre à l'époque romane

Les XIe et XIIe siècles témoignent en Occident d’un recours croissant à l’écrit sous toutes ses formes : on assiste d’abord à l’essor de l’écriture diplomatique, à la multiplication des œuvres théologiques, des chroniques, des œuvres littéraires, etc… et à l’augmentation du nombre des copies manuscrites. Dans les dernières décennies, plusieurs études se sont penchées sur la question majeure de la culture écrite médiévale, en cherchant à approcher notamment les impacts sociaux de l’accès à l’écrit ou encore son rôle comme dépositaire de la mémoire collective et catalyseur de groupes sociaux. Ces travaux ont ouvert de fécondes pistes d’études, à l’origine d’un foisonnement de recherches sur la place de l’écriture dans les différents contextes médiévaux. Plus récemment, l’objet livre a été lui même redécouvert dans sa matérialité et sa morphologie : une véritable « archéologie du livre », attentive à tous les aspects matériels concernant la fabrication, l’usage, la conservation des livres, s’est alors développée. Dans la continuité de ces réflexions, le 25e colloque d’Issoire se propose de discuter la place du livre en Occident à l’époque romane, à travers plusieurs axes de recherche.

Le choix des mots

Nous retiendrons pour thématique de ce colloque les études touchant aux procédés linguistiques assurant la continuité référentielle ainsi que celles traitant des choix lexicaux et sémantiques sur les périodes du XIVe à la fin du XVe siècle et moderne et contemporaine. Le comité examinera toutes les propositions concernant des études monolingues ou des études contrastives inter-langues entre moyen français, anglo-normand et moyen anglais pour la période médiévale ou entre anglais et français modernes et contemporains pour la période moderne : comparaisons de fonctionnements linguistiques ou de choix lexicaux soit entre textes littéraires de genre identiques, proches ou différents, soit entre traduction et source, soit entre différents médias, soit entre interlocuteurs de langues maternelles différentes (dialogues écrits/oraux entre locuteurs anglais et français à l’écrit, aller-retours entre les deux langues).

Les trouvailles de monnaies de bronzes romaines en contexte médiéval (Ve-XIIe s.)

Les nombreuses monnaies romaines de bronze découvertes sur les sites archéologiques du haut Moyen Age (Ve-XIIe siècle) sont traditionnellement considérées comme résiduelles. Toutefois, la question a été plusieurs fois soulevée de leur possible utilisation bien après la fin de l'Empire romain. Ce colloque a pour ambition de faire un premier bilan de cette question à partir de plusieurs axes : résidualité des monnaies romaines, circulation de monnaies de bronze arabes et byzantines, usage votif ou ornemental des monnaies romaines, études de cas archéologiques bien documentés. Si les communication portent principalement sur la France et l'Italie, une mise en perspective européenne (Angleterre, Espagne) est également proposée.

Humanités numériques

La création, le développement et la généralisation de l’usage de divers outils numériques pour faciliter le stockage et la gestion des données, garantir l’accessibilité et la visibilité des sources ou encore simplifier les modalités de diffusion et donc de valorisation des contenus, ont durablement modifié la méthodologie de la recherche en sciences humaines. L’usage de ces nouveaux instruments de travail (bases de données, textométrie, cartographie, encodage, etc.) est devenu aujourd’hui, au même titre que d’autres pratiques plus traditionnelles, une partie fondamentale du quotidien du chercheur. Le chercheur en devenir ne peut donc l’ignorer et semble même, plus que tout autre, appelé à prendre part au tournant digital : plus qu’un simple utilisateur de ces outils, il est, ou sera amené à les développer et à en créer de nouveaux.

Bucema, bulletin du Centre d’études médiévales d’Auxerre – Varia

Le Bucema 19.1 publié en ligne sur la plateforme Revues.org est en préparation. Nous vous invitons à soumettre votre contribution pour ses différentes rubriques en vue de la publication du numéro varia n° 19.1, à paraître en juin 2015. Le Bucema, bulletin du Centre d’études médiévales d’Auxerre, est une revue scientifique à comité de lecture consacrée aux études sur le Moyen Âge. Fidèle à son principe de diffusion de la recherche en train de se faire et librement accessible, le Bucema continue à mettre l’accent sur l’interdisciplinarité – sciences humaines et sociales, sciences de la nature et mathématiques – , comme le meilleur moyen d’inventer une nouvelle médiévistique.

Table et diplomatie du Moyen Âge à nos jours

L’objet de ce colloque est d’analyser comment s’articulent pratiques diplomatiques et pratiques alimentaires quand la table devient une scène supplémentaire, et parfois principale, de civilités. Il ne s’agira pas de mettre en évidence chaque gastronomie nationale mais plutôt d’étudier le rôle que la table peut jouer lors des rencontres, négociations, achèvement de conférences et, de manière plus générale, dans les processus quotidiens d’échanges. Alors que le champ des études gastronomiques n’est plus en friche, l’analyse des protocoles de réception a fait l’objet de travaux moins nombreux mais particulièrement attentifs à la question de l’alimentation curiale. Il sera intéressant de comprendre la manière dont les cours européennes du Moyen Âge au XXe siècle ont associé la table et la négociation.

Circulation internationale des produits textiles (XIVe-XVIe siècle)

Aucune forme de manufacture n’a eu dans l’économie et dans la société européennes un impact semblable à celui de l’industrie textile. Dans de nombreuses régions d’Europe, le secteur occupa le plus grand nombre de travailleurs et enregistra les indices les plus élevés de production. Les tissus furent la marchandise prédominante du commerce régional et international, approvisionnant des marchés de l’Asie et de l’Afrique du Nord. De son côté, le commerce international de matières-premières et de tissus eût un rôle important dans le développement du secteur financier, dans le cas des lettres de change et d’autres instruments de crédit. Pour toutes ces raisons, il semble opportun de promouvoir une réflexion particulière sur cette branche très spécifique du commerce internationale des XIVe-XVIe siècles. Des recherches récentes sur les livres de comptabilité de compagnies commerciales toscanes permettent de connaître un peu mieux les complexes réseaux de ce commerce et de comprendre le schéma d’intégration des espaces économiques européens et extra-européens.

L’héraldique dans la ville au Moyen Âge – une exception italienne ?

Le visiteur qui traverse l’Italie est aujourd’hui encore surpris par la profusion d’armoiries qui couvrent toujours les murs des palais et des monuments publics. Relativement préservé par les grandes campagnes de destruction d’armoiries qui ont marqué l’histoire de l’art héraldique européen, ce patrimoine est une des caractéristiques de la ville italienne. L’histoire de cette mise en signe de la ville, qui retient depuis longtemps l’attention des historiens et historiens de l’art, sans avoir pourtant suscité des travaux à la hauteur du corpus, a fait récemment l’objet de recherches spécifiques qui ont en partie renouvelé les approches et les connaissances, surtout pour l’Italie. Ces journées ont pour ambition de dresser l’état présent de la recherche et de tenter de faire avancer le sujet, en liant encore plus étroitement l’histoire de la communication héraldique à l’histoire des villes. Ce faisant, elles souhaitent en même temps replacer l’exemple italien dans son contexte européen.

Les châteaux, demeures princières et seigneuriales en Provence, du Moyen Âge à nos jours

Le prochain congrés de la fédération historique de Provence aura lieu au château de Tarascon symbole de la puissance et des ambitions des comtes de Provence, rois de Sicile. Le thème « Les châteaux, demeures princières et seigneuriales en Provence, du Moyen Âge à nos jours » veut retracer les ambitions, la volonté de représentation et le mode de vie des châtelains depuis les premières mottes castrales au grandes villas du XIXe siècle, en passant par les abbayes et résidences urbaines fortifiées, les bastides etc. Il paraît important aujourd’hui de faire le point sur les recherches entreprises sur ces demeures en intégrant aux travaux des historiens les apports de l’archéologie, de l’histoire de l’art, de l’ethnologie et de la sociologie afin de pouvoir envisager, selon divers critères, une typologie du château provençal.

La Loi du Prince. Les Statuta Sabaudiae d'Amédée VIII

Le colloque a pour objectif de proposer des approfondissements ponctuels au sujet des principaux thèmes présents dans les Statuta seu Decreta Sabaudiae et de replacer l’œuvre législative d’Amédée VIII dans le contexte des autres législations princières et royales qui ont été élaborées au cours du XVe siècle. Cette double approche paraît être la seule permettant une présentation pertinente des Statuts de Savoie de 1430 et du projet dont ils sont l’expression. Elle donne en effet la possibilité d’apprécier la portée de ce texte à l’échelon régional de la Savoie et de mieux définir sa place et sa signification dans le contexte des entités territoriales présentes dans l’espace européen, entités dont la plupart connaissent au cours du XVe siècle des évolutions nombreuses et profondes aussi bien sur le plan politique que juridique.

Recherche post-doctorale sur l’histoire et l’architecture du château de Saint-Germain-en-Laye

Le labex Les passés dans le présent, à l'université Paris Ouest Nanterre La Défense, lance un appel à candidatures pour un contrat postdoctoral d'un an, pour un(e) docteur(e) en histoire (histoire de l'art ou histoire de l'architecture notamment), pour le projet « Corpus numérique sur l'histoire du château, des jardins et du musée des Antiquités nationales de Saint-Germain-en-Laye ».

Les pratiques de l’écrit dans les abbayes cisterciennes (XIIe-milieu du XVIe siècle)

La célébration en 2015 du neuvième centenaire de la fondation de Clairvaux donne l’occasion de soumettre la diversité du monde cistercien au prisme de ses productions d’écriture, en resserrant l’examen sur l’écrit « pragmatique ». Ce colloque se focalisera, autour de trois axes (production, conservation, manipulation), sur l’écrit diplomatique, administratif et de gestion. Le périmètre de l’étude englobera les monastères cisterciens d’hommes et de femmes dans l’ensemble de l’Occident entre le XIIe et le milieu du XVIe siècle.

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